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29/10/2019 18h:26 CET | Actualisé 29/10/2019 18h:26 CET

L'humeur d'Amira: Kais Saied et les dernières intempéries (CARICATURE)

Quelques jours après le début de son régime, la Tunisie revit encore des inondations, devenues saisonnières.

Amira Yaakoubi
Kais Saied, en se rendant au palais présidentiel, a été coincé dans le bâtiment de la trésorerie générale de Tunis

Le nouveau président tunisien Kais Saied, avait annoncé lors de son premier speech qu’il comptait renflouer les caisses de l’État via un appel à tous les Tunisiens de faire un don d’une journée de travail par mois pendant les cinq années sous son régime; une idée qui a fait des remous: entre fervents adhérents et septiques, les déclarations et publications ont été prospères.

En effet, la dette de l’État tunisien ne cesse d’augmenter et ceci est dû à une mauvaise gestion mais surtout à beaucoup de corruption. Beaucoup de dossiers ne demandent qu’à être ouverts pour solutionner du moins en partie cette dette.

Quelques jours après le début de son régime, la Tunisie revit encore des inondations, devenues saisonnières. Il s’agit là de catastrophes naturelles dues au réchauffement climatique, mais aggravées par une mauvaise gestion, des infrastructures non entretenues, des détournements de cours d’eau, les lits des oueds obstrués par divers déchets, une maintenance des réseaux d’eau pluviale défaillante; l’abattage des arbres qui participent à retenir l’eau, la bétonisation de la côte qui empêche l’écoulement de l’eau pluviale vers la mer… Ces faits ne feront que s’intensifier. Là aussi, c’est une affaire de mauvaise gestion et de corruption qui impacte gravement les caisses de l’État.

Une volonté politique qui intègre la préservation de l’environnement est nécessaire pour lutter contre la dette tunisienne. Entre temps, Kais Saied a décidé de continuer à vivre chez lui et de faire tous les jours le va et vient entre le palais présidentiel et El Mnihla, où il réside avec sa famille ; avec bien entendu les dépenses en essence de tous les véhicules qui doivent l’escorter deux fois par jour et surtout la pollution que cela implique…

Peut-être que commencer par résider au palais présidentiel serait un pas en avant dans la lutte contre les dépenses inutiles de l’État et la pollution de l’air en Tunisie.

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