12/12/2018 11h:29 CET | Actualisé 12/12/2018 11h:29 CET

L'hôtel La Mamounia va pouvoir être privatisé après une modification de la loi

La Centrale thermique de Tahaddart est également sur la liste des sociétés privatisables.

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PRIVATISATION - La Chambre des représentants a approuvé à la majorité, lors d’une séance plénière mardi 11 décembre, le projet de loi 91.18 modifiant et complétant la loi 39.89 qui autorise le transfert d’entreprises publiques au secteur privé. Dans ce cadre, le célèbre hôtel marrakchi La Mamounia et la centrale électrique de Tahaddart pourront être privatisés.

Le texte a obtenu l’aval de 119 députés contre 65. Il vise à poursuivre le programme de privatisation afin de permettre l’ouverture du capital de certaines entreprises actives dans des secteurs concurrentiels ayant atteint un certain stade de maturité et répondant aux normes requises en termes d’opportunités de développement et d’investissement, de capacité de positionnement sur de nouveaux marchés, d’ouverture à la concurrence, mais aussi de viabilité économique et financière.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, a souligné que l’inscription de nouvelles entités sur la liste des entreprises devant faire l’objet de privatisation, bien qu’elle soit perçue comme un feu vert à leur cession, ne reflète aucunement une quelconque intention de les privatiser dans leur globalité. Un tel processus implique des préparatifs et des procédures conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur, a-t-il rappelé.

Le projet de loi sur le transfert d’entreprises publiques au secteur privé a permis principalement l’inscription sur la liste des sociétés privatisables de la Société d’exploitation de la centrale thermique de Tahaddart et de l’hôtel de la Mamounia, actifs respectivement dans les secteurs de l’énergie et de l’hôtellerie. Une opération qui devra rapporter 6 milliards de dirhams, avait précisé le ministre délégué chargé de relations avec le Parlement et la société civile, Mustapha El Khalfi, lors d’un point presse en novembre dernier.

Par ailleurs, cinq sociétés seront écartées de la liste des sociétés privatisables, à savoir le Complexe textile de Fès (COTEF), le Crédit immobilier et touristique (CIH), la Société commerciale de charbon et bois (SocoCharbo), la Briquerie-tuilerie nord-africaine (BTNA) et la Société chérifienne des sels (SCS), en plus des hôtels Asmaa et Ibn Toumert