TUNISIE
29/10/2018 18h:34 CET

L'Harissa tunisienne, un produit à protéger et à promouvoir comme patrimoine mondial de l'Unesco

La Harissa, l'or rouge tunisien.

The Washington Post via Getty Images

Après l’avoir protégée par un label en 2014, le Groupement des industries des conserves alimentaires a décidé de franchir une nouvelle étape dans la défense de la Harissa tunisienne, en voulant l’inscrire sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. 

Intervenant sur la chaîne de télévision France 24, Lotfi Baccouche, directeur du développement commercial du Gica (le Groupement des industries des conserves alimentaires), a expliqué que cette nouvelle étape vise à protéger ce produit typiquement tunisien des imitations qui fleurissent sur le marché international.

“Il faut 2 kilos de piments frais pour faire 1 kilo, une pâte d’ail fraîche et des épices sélectionnées (...) Chez nos concurrents, on voit des produits où il y a des carottes, un peu de piments, des épaississants, des produits chimiques”, dénonce-t-il. 

Poivrons à la vapeur, séchés, au four, mélangés à l’ail, coriandre et carvi (recette traditionnelle) mais aussi parfois mêlés à du Gingembre, de la menthe, et même aux prunes et au chocolat, la harissa tunisienne peut se décliner à l’infini et à toutes les saveurs comme le montre chaque année la “Fête de l’Harissa et du piment” organisée à Nabeul.

La crédibilité du produit est due à son commerce équitable et au fait qu’il soit un produit de terroir, a-t-il martelé.

15000 producteurs et des milliers de femmes au moment de la cueillette sont au centre du processus de fabrication. À l’export, le chiffre d’affaires est autour de 20 millions d’euros. La Harissa est exportée vers plus de 40 pays, dont le tiers de la production est destiné au marché français. L’Allemagne, la Belgique, l’Italie, le Canada, et le marché américain- qui est de plus en plus demandeur- sont les autres destinations de la Harissa tunisienne, a expliqué le représentant du Gica.

Mise sur le marché dans des boites de conserves dès les années 40, la Harissa tunisienne est soumise à un label de qualité depuis 2014, suivant un cahier de charges mis en oeuvre par le ministère de l’Industrie et le Gica. Ce label garantit une qualité supérieure du produit. 

Le dossier du classement de la Harissa au patrimoine immatériel de  l’Unesco est en cours de préparation, a-t-il annoncé. D’autres produits seront également présentés, en l’occurrence, les sardines et l’huile d’olive tunisiennes. 

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