ALGÉRIE
15/12/2015 03h:31 CET | Actualisé 15/12/2015 03h:33 CET

Loi de Finances 2016: avis mitigés des membres du Conseil de la Nation

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Des membres du Conseil de la Nation ont salué lundi 14 décembre les mesures prévues par le texte de Loi de Finances 2016 tandis que d'autres ont exprimé leurs appréhensions quant à l'incapacité de l'Etat à financer son budget pour l'année prochaine au regard de la chute continue des cours de pétrole.

Hachemi Djiar du tiers présidentiel a qualifié de "contradictoire" la démarche du gouvernement. Celui-ci vise à faire face au déficit budgétaire et rationaliser les dépenses, au moment où il affirme son attachement au maintien du volume important de dépenses publiques.

"Le gouvernement aspire à recourir au marché financier pour alléger le déficit budgétaire, mais nous savons que le marché ne peut financer la croissance et réduire le chômage ... comment pallier le déficit budgétaire alors que la croissance en Algérie repose toujours sur les dépenses publiques et comment éviter l'impact négatif sur la demande publique au moment où nous nous orientons vers le gel des salaires".

Pour sa part, Salah Derradji du FLN appelle le gouvernement à "dire la vérité au peuple sur la nécessité de revoir à la hausse les impôts au lieu de continuer à affirmer qu'ils ne seront pas revus à la hausse". Il a souligné que le peuple "sera compréhensif et convaincu" de la nécessité d'augmenter les ressources pour faire face à la crise.

Mohamed Reda Oussehla du RND a de son côté salué l'augmentation du montant des transferts sociaux de 7,5 % en 2016, en dépit du recul des recettes, mais a toutefois remis en cause la capacité de l'Etat à poursuivre l'octroi des aides de façon généralisée et globale au regard du recul des recettes publiques.

De son côté, Moussa Tamdartaza (FFS) a fustigé "le début de l'abandon du caractère social de l'Etat", à travers certaines mesures dudit texte de loi.

Il a, dans ce contexte, qualifié de "dangereuses pour la souveraineté nationale" les mesures incluses dans ce texte, dont le réinvestissement des bénéfices des sociétés, l'autorisation du secteur privé à gérer les zones industrielles et la privatisation des entreprises publiques.

Le débat du texte de loi par les membres du Conseil de la Nation se poursuivra mardi matin et prendra fin par l'intervention des présidents des groupes parlementaires qui sera suivie, dans l'après-midi, des réponses du ministre des Finances aux préoccupations des parlementaires.

Le vote du texte est prévu mercredi.

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