TUNISIE
21/02/2019 16h:58 CET

L'ex-ministre de l'Intérieur Najem Gharsalli "ne fait plus l'objet d'aucune poursuite" selon son avocat

L'ex-ministre de l'Intérieur était impliqué dans une affaire d'atteinte à la sûreté de l'État

Le mandat de recherche à l’encontre de l’ancien ministre de l’Intérieur accusé de complot contre la sûreté de l’État, Najem Gharsalli, vient d’être annulé par la justice.

Lors d’une intervention téléphonique sur Shems FM, l’avocat de l’ex-ministre, Saber Bouattay, a expliqué qu’il n’y a aujourd’hui aucun support juridique permettant l’arrestation de son client.

Il a par ailleurs indiqué que les poursuites à l’encontre de Najem Gharsalli n’ont jamais dépassé le stade d’enquête, et qu’aucun jugement n’a été prononcé.

“Aujourd’hui mon client ne fait l’objet d’aucune poursuite, il n’est pas sur la liste des recherchés, même si en Tunisie nous sommes toujours sous l’état d’urgence, et avec cette loi qui sert à d’autres dossiers, tout peut arriver” estime Saber Bouattay.

Interrogé sur la présence ou non de son client sur le territoire tunisien, après des rumeurs sur son installation en Turquie, l’avocat s’est abstenu de répondre.

Lors d’une déclaration précédente, Saber Bouattay avait affirmé ne plus avoir confiance en la justice. Selon lui, le dossier est devenu politique suite à l’émission d’un mandat de dépôt à l’encontre de son client en marge de la réunion de Carthage.

“Il est clair qu’il y a un but politique dans cette affaire. À chaque fois que l’étau se resserre sur le gouvernement, on ressort un élément du dossier.” avait-il alors déclaré à Shems FM

Najem Gharsalli dont l’immunité a longtemps fait débat, avait repris en janvier 2018 son poste de procureur général à la Cour de cassation, mais sans pour autant profiter de l’immunité des juges, qui lui a été retirée par le Conseil supérieur de la magistrature, suite à une demande de la part du juge d’instruction militaire près le Tribunal militaire permanent de première instance.

Après s’être absenté de l’audition en février 2018, Najem Gharsalli avait été à plusieurs reprises entendu par le tribunal militaire en tant que témoin dans l’affaire impliquant l’homme d’affaires Chafik Jarraya, l’un des barons de la contrebande et de la corruption, arrêté en mai 2018 pour trahison, atteinte à la sécurité publique et intelligence avec une puissance étrangère.

Gharsalli a été démis de son poste d’ambassadeur de Tunisie au Maroc, fin octobre 2018, sans que les motifs de cette décision ne soient donnés.

Il avait été nommé à ce poste en février 2016, un mois après avoir quitté le gouvernement de Habib Essid dans le cadre d’un remaniement ministériel.

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