TUNISIE
04/02/2016 09h:21 CET | Actualisé 04/02/2016 10h:15 CET

Levée du couvre-feu nocturne en Tunisie

FETHI BELAID via Getty Images
TO GO WITH AFP STORY BY KAOUTHER LARBIA picture taken on November 26, 2015 early in the evening shows closed restaurants on Habib Bourguiba Avenue in the centre of Tunis due to a curfew put in place since the attack against the bus transporting guards from the presidential security that killed 12 people. After nine o'clock in the evening only the Tunisian police can be seen in the deserted streets of the capital since the curfew was put in place. AFP PHOTO / FETHI BELAID / AFP / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Les autorités tunisiennes ont annoncé jeudi la levée du couvre-feu nocturne qui avait été instauré le 22 janvier sur l'ensemble du territoire face à une vague de contestation sociale inédite depuis la révolution de 2011.

"Vu l'amélioration de la situation sécuritaire, il a été décidé à partir de jeudi (...) de lever le couvre-feu sur tout le territoire tunisien", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

La mesure, qui avait été allégée à deux reprises, restait en vigueur de minuit à cinq heures du matin après plusieurs jours de troubles sociaux.

Levée du couvre-feu sur tout le territoireSuite à l’amélioration de la situation sécuritaire, le ministère de l’inté...

Posté par Ministère de l'Intérieur - Tunisie sur jeudi 4 février 2016

Le mois de janvier a été le théâtre d'une contestation sociale inédite depuis sa révolution de 2011, partie de Kasserine, dans le centre défavorisé du pays.

Ce mouvement avait été déclenché par le décès le 16 janvier d'un jeune chômeur, Ridha Yahyaoui, électrocuté alors qu'il protestait notamment contre le retrait de son nom d'une liste d'embauche dans la fonction publique.

La colère s'était propagée au cours des jours suivants dans de nombreuses régions, les forces de l'ordre répondant dans certains cas aux jets de pierre de manifestants par des tirs de gaz lacrymogènes.

Dans la nuit du 21 au 22 janvier, des saccages de commerces avaient été enregistrés dans un quartier populaire de la banlieue de Tunis (Ettadhamen).

Le couvre-feu avait été instauré le lendemain par les autorités, "au vu des atteintes contre les propriétés publiques et privées", et du "danger" "pour la sécurité de la patrie et des citoyens".

La contestation sociale s'est par la suite essoufflée, même si des manifestations, le plus souvent pacifiques, se sont un temps poursuivies à Kasserine mais aussi à Sidi Bouzid

La Tunisie reste par ailleurs sous état d'urgence depuis l'attaque suicide du 24 novembre en plein Tunis contre la garde présidentielle (12 agents tués), revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique.

La mesure, qui peut être prorogée, est en vigueur jusqu'au 21 février.

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