MAROC
18/01/2019 18h:11 CET

L'escort girl qui prétend avoir des informations sur Trump rapatriée de force en Russie

Elle a été expulsée de la Thaïlande où elle était emprisonnée pour "incitation à la prostitution".

Photo d'archives du 20 août 2018 de la call-girl belarusse Anastasia Vachoukevitch, à Pattaya en Thaïlande|Krit Phromsakla Na SAKOLNAKORN

SCANDALE - Anastasia Vachoukevitch, une mannequin et escort-girl biélorusse qui affirmait l’année dernière disposer de preuves de l’ingérence de la Russie dans l’élection de Donald Trump à la présidence américaine, a été arrêtée à son arrivée à Moscou, jeudi soir, après son expulsion de la Thaïlande où elle était emprisonnée. 

Connue sur les réseaux sociaux sous le nom de Nastia Rybka, la jeune femme a été arrêtée par la police moscovite dans le cadre d’une enquête pour proxénétisme, dès son arrivée à l’aéroport jeudi soir, selon un communiqué des autorités russes. Emprisonnée en Thaïlande depuis février dernier, elle avait été condamnée à une peine avec sursis et une amende, mardi 15 janvier, avant d’être expulsée du pays avec trois de ses complices, précise The Guardian. Elle avait plaidé coupable pour “incitation à la prostitution” après le scandale d’une affaire de cours de “formation sexuelle” qu’elle aurait donné en Thaïlande avec neuf autres étrangers, relève l’AFP.

“Ce qui s’est passé est un scandale international”, a déclaré à l’agence de presse Dmitri Zatsarinski, l’avocat d’Anastasia Vachoukevitch. Selon lui, sa cliente “n’a commis aucun crime” et comptait retourner “chez elle” au Bélarus quand elle a été arrêtée.

Mais le motif de cette arrestation serait lié à un scandale politique dans lequel baigne cette jeune Biélorusse. “Nastia Rybka” avait assuré être mêlée à un scandale politique avec le magnat russe de l’aluminium Oleg Deripaska, qui fut proche de l’ancien directeur de campagne du président américain Donald Trump, Paul Manafort, relève l’AFP.

Pendant sa détention en Thaïlande, elle et ses complices ont envoyé une note à l’ambassade des États-Unis, par le bais d’un intermédiaire, pour demander de l’aide et l’asile politique.

Anastasia Vashukevich a indiqué qu’elle remettrait les enregistrements qu’elle prétendait avoir si les États-Unis pouvaient aider à obtenir sa libération, mais elle a par la suite retiré son offre, suggérant qu’elle et Oleg Deripaska avaient conclu un accord, d’après The Guardian. ”Elle n’est pas prête à partager des informations confidentielles. Elle n’a aucun type de fichier compromettant” a déclaré, jeudi soir au média Interfax, la femme d’un des complices également arrêtés.