MAROC
24/04/2018 14h:37 CET

Les utilisateurs Facebook peuvent désormais faire appel en cas de suppression de leurs posts

Facebook admet avoir commis des erreurs à cause de ses politiques.

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RÉSEAUX SOCIAUX - Facebook voudrait “mieux faire”. Le réseau social a annoncé dans un communiqué, mardi 24 avril, la nouvelle procédure d’appel que les utilisateurs peuvent y avoir recours suite à la suppression d’un de leurs posts. 

Cette annonce vient en réponse aux critiques et accusations de censure auxquelles le réseau social a fait face depuis quelques années. Son fondateur, Mark Zuckerberg, avait lui-même admis qu’il commettait “actuellement trop d’erreurs en appliquant nos politiques et en empêchant l’utilisation abusive de nos outils”.

“Au cours de l’année à venir, nous allons donner aux gens la possibilité de faire appel de nos décisions”, indique la vice-présidente du management international de Facebook, Monika Bickert, dans ce communiqué. Et d’expliquer que “dans un premier temps, nous allons lancer des procédures de recours pour les messages qui ont été retirés pour cause de nudité ou d’activité sexuelle, d’incitation à la haine et à la violence”.

Ainsi, les utilisateurs dont le post, qu’il s’agisse de photo, vidéo ou message, a été retiré, pour infraction aux standards de la communauté, aura la possibilité de demander une révision supplémentaire à Facebook.

Sa demande sera, ensuite, traitée dans les 24 heures par des employés de Facebook - et non par des robots ou intelligence artificielle-, avant de décider de restaurer, ou pas, le post.

Pourquoi Facebook supprime-t-il certains posts?

Dans cet élan de transparence, Facebook a publié, pour la première fois, l’intégralité  des directives internes que ses équipes utilisent pour faire respecter les standards de la communauté “qui expliquent ce qui est autorisé, ou pas” et garantissent que la plateforme demeure “un endroit sûr et un espace où l’on peut discuter librement de différents points de vue”, d’après le communiqué.

En rendant ce contenu public, les équipes de Facebook espèrent faire comprendre aux internautes où “la limite sur les questions complexes ou nuancées est placée” pour le site. Mais l’objectif est aussi d’offrir aux utilisateurs, y compris les experts dans différents domaines, la possibilité de leur “faire part de leurs observations afin qu’ils puissent améliorer leurs directives”.

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Cette année, Facebook a même augmenté de 40% le nombre de vérificateurs de contenu. Aujourd’hui, une équipe de 7500 vérificateurs veille sur le respect des standards, “24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et dans plus de 40 langues” en s’appuyant sur une combinaison d’intelligence artificielle et de signalements d’utilisateurs.

La suppression d’un post est donc loin d’être arbitraire. Facebook souligne que les standards de la communauté ont notamment été élaborés par des “collaborateurs dans 11 bureaux à travers le monde, y compris des experts spécialisés dans des domaines tels que le terrorisme, l’incitation à la haine ou la protection de l’enfance”.

Malgré ce processus bien établi, Facebook admet avoir commis des erreurs à cause de ses politiques qui “ne sont pas suffisamment claires pour les vérificateurs de contenu”. 

“Nous commettons parfois des erreurs car nos processus font appel à des individus, et chacun sait que l’erreur est humaine”, reconnait la vice-présidente.

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