MAROC
16/07/2019 10h:15 CET

Les tweets racistes de Trump ne "l'inquiètent pas" car "beaucoup de personnes sont d'accord"

Il accuse plusieurs parlementaires de haïr les États-Unis et d'aimer ses ennemis comme Al-Qaïda.

ÉTATS-UNIS - Il remet une, puis deux pièces dans la machine. Le président américain Donald Trump s’est de nouveau livré ce lundi 15 juillet à une violente attaque contre quatre élues démocrates issues de minorités, en les accusant “d’aimer les ennemis” de l’Amérique et en les invitant à quitter les États-Unis si elles n’y étaient pas heureuses, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article.

Depuis dimanche, le milliardaire républicain s’en est pris plusieurs fois à ces élues, suscitant un tollé notamment chez les démocrates qui ont dénoncé des propos “racistes” et “xénophobes”. Lui ne voit pas de problème. “Beaucoup de gens sont d’accord avec [moi]”, a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait si le fait que beaucoup de gens considèrent ces tweet comme racistes le préoccupait. “Cela ne me préoccupe pas parce que beaucoup de gens sont d’accord avec moi.”

Rare voix critique de ces propos dans le camp républicain, la sénatrice Susan Collins a appelé lundi le président à retirer le tweet dans lequel il disait que les élues devraient rentrer chez elles, en le qualifiant de “totalement déplacé”.

“Si vous n’êtes pas heureuses ici, vous pouvez partir”

“Ce groupe de quatre personnes”, “elles se plaignent constamment”, a au contraire insisté Donald Trump lundi à la Maison Blanche en référence à Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar du Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts et Rashida Tlaib du Michigan. “Ce sont des gens qui haïssent notre pays. Elles lui vouent une haine viscérale”, a-t-il ajouté, en évoquant aussi “la haine qu’elles ont pour Israël et l’amour qu’elles ont pour des ennemis comme Al-Qaïda”.

 

“Si vous n’êtes pas heureuses ici, vous pouvez partir”, a-t-il lancé. Citant nommément Ilhan Omar, arrivée aux États-Unis après avoir fui la guerre en Somalie, il l’a notamment accusée de “haïr les juifs”. “Je vois Omar (...), j’entends la manière dont elle parle d’Al-Qaïda”, a-t-il dit. 

“Vous avez une personne qui vient de Somalie -qui a un gouvernement en faillite, un État en faillite- qui a quitté la Somalie, qui est venue ici et est maintenant une parlementaire qui n’est jamais contente. Elle dit des choses horribles sur Israël. Elle hait Israël, elle hait les juifs, c’est très simple”, a affirmé le président des États-Unis.

Quant à Alexandria Ocasio-Cortez, il l’a accusée d’avoir empêché Amazon de s’installer à New York, et donc d’avoir coûté “des dizaines de milliers d’emplois” à l’État.

Cet article a été initialement publié par Le HuffPost France.