MAROC
08/02/2019 10h:47 CET | Actualisé 08/02/2019 11h:53 CET

Les soulaliyates devront patienter, le conseil de gouvernement est reporté

3 projets de loi sur les terres collectives étaient au menu.

Primature

REPORT - Il était prévu ce vendredi 8 février. Le conseil de gouvernement n’aura finalement pas lieu à cette date et c’est la Primature qui l’annonce officiellement dans un communiqué publié hier soir. Dans ce dernier, il est précisé que le conseil de gouvernement “est reporté à une date ultérieure qui sera annoncée au moment opportun”. 

Hier, le gouvernement avait été réuni par le roi Mohammed VI pour un conseil des ministres qui s’est tenu au palais royal à Marrakech. Et sur instruction du souverain, le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, a, dans la soirée d’hier toujours, inauguré le Salon international de l’édition et du livre à Casablanca, d’après un communiqué de la Primature. 

El Othmani devra, ensuite, conduire la délégation marocaine qui participera  au 32e sommet ordinaire de l’Union africaine (UA), prévu les 10 et 11 février à Addis-Abeba. 

Le conseil de gouvernement de cette semaine était très attendu par les militantes pour les droits des soulaliyates. Et pour cause, il devait se pencher sur trois projets de loi devant servir de cadre législatif aux terres collectives. Le premier (62-17) est relatif à la tutelle administrative sur les communautés soulaliyates et la gestion de leurs biens. Le second (63-17) vise à tracer les délimitations administratives des terres des communautés soulaliyates. Tandis que le troisième (64-17) modifie et complète le dahir relatif aux terres collectives situées dans les périmètres d’irrigation. Pour l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), qui avait fait de la cause des soulaliyates un combat depuis une dizaine d’années, ce cadre législatif répond aux revendications de cette catégorie.

Au HuffPost Maroc, la présidente de l’ADFM, Saïda Drissi, a exprimé son soulagement que “le dahir de 1919 soit enfin amendé pour garantir aux femmes leur droit à l’égalité. C’est ce que nous avions demandé depuis le début de notre combat”. Ce sera un nouveau stade franchi par le mouvement revendicatif des soulaliyates qui, selon la présidente de l’ADFM, poursuivront leur plaidoyer pour que la loi devienne effective afin que l’égalité homme/femme soit reconnue et appliquée.