MAROC
09/11/2018 18h:27 CET

Les Rohingyas ne devraient pas encore être rapatriés en Birmanie selon une quarantaine d’ONG

"Ils sont terrifiés à l’idée de ce qui risque de leur arriver s’ils rentrent maintenant".

RFI

INTERNATIONAL - Alors que les Rohingyas réfugiés au Bangladesh devaient rentrer en Birmanie à partir du 15 novembre, leur rapatriement ne semble plus aussi certain. Vendredi, 42 ONG travaillant sur le terrain ont publié une lettre ouverte pour demander à ce que le retour de cette minorité musulmane en Birmanie soit reporté, rapporte la MAP.

Selon ces organisations, les conditions de sécurité ne seraient pas encore favorables pour permettre aux Rohingyas de circuler librement dans le pays.

“Ils ont fui au Bangladesh à la recherche de sécurité. Ils sont terrifiés à l’idée de ce qui risque de leur arriver s’ils rentrent maintenant en Birmanie”, assurent les ONG parmi lesquelles figurent Oxfam et Save the Children.

L’envoyé spécial de l’ONU avait également déclaré, le 6 novembre, que les conditions n’étaient pas propices au retour des réfugiés et étaient exposés à un “risque de persécution élevé”.

Le rapatriement devait se faire par étape en commençant par un groupe de 2260 personnes à un rythme de 150 par jour selon l’accord signé, en novembre 2017, entre les deux pays, selon le journal local The Global New Light of Myanmar (Birmanie).

Plus de 720.000 Rohingyas ont fui les attaques auxquelles leur communauté a fait face en août 2017 que l’ONU avait qualifié de “nettoyage ethnique”.