TUNISIE
16/04/2018 19h:59 CET

Les révélations de l’ancien Chef du gouvernement Habib Essid à Akher Khabar Online

L’ancien Chef du gouvernement Habib Essid rompt son silence et se confie à Akher Khabar Online.

Très discret depuis son départ de la tête du gouvernement depuis août 2016, les apparitions médiatiques de l’ancien Chef du gouvernement Habib Essid se sont fait rares. Beaucoup d’interrogations autour de sa démission restent à ce jour sans réponse claire. 

Mais récemment, Essid est sorti de son silence en accordant, vendredi, une interview à Akher Khabar Online pour revenir sur les dessous de certains dossiers brûlants.

Le temps des révélations

L’ancien Chef du gouvernement est revenu sur son expérience à différents postes clé notamment à la tête du gouvernement et au ministère de l’Intérieur.

Il a fait savoir que sa nomination en tant que ministre de l’Intérieur a fortement dérangé l’ancien président provisoire de la République Moncef Marzouki. Ce dernier n’a pas apprécié cette nomination et a menacé même de quitter le pouvoir, a confié Essid. Une nomination qui a, certes, été mal digérée par Marzouki qui le considérait comme étant une figure de l’ancien régime, selon ses dires.

Revenant sur les motifs de sa démission du gouvernement Jebali, Habib Essid a estimé qu’il y avait une divergence au niveau de la méthode de travail. Il a exprimé, également, un blocage au niveau des décisions prises par le Conseil supérieur de la sécurité nationale. Selon lui, plusieurs décisions sont restées en suspens et n’ont jamais été appliquées. 

“La lutte contre le terrorisme, notre priorité absolue”

Habib Essid a évoqué, par ailleurs, sa relation avec le leader du Front Populaire, Chokri Belaïd, assassiné le 6 février 2013. Qualifiant cet assassinat de “grande surprise”, Essid a indiqué qu’il ne s’attendait pas à ce que des crimes politiques aient lieu dans le pays surtout qu’il a rencontré Chokri Belaïd quelques jours avant son assassinat. 

Pour lui, son gouvernement est passé par une période critique, marquée par des attaques terroristes successives. À chaque fois que son gouvernement s’apprête à s’attaquer aux réformes, un attentat terroriste surgit. “La lutte contre le terrorisme était notre priorité absolue” a-t-il souligné. 

D’autres part, Habib Essid a tenu à préciser que la responsabilité du chef du gouvernement ne se résume pas à sa personne. Autrement dit, quand un gouvernement échoue, ce n’est pas au Chef du gouvernement d’assumer seul cet échec mais toutes les autres parties sont concernées. “Il faut éviter la politique du bouc émissaire” a-t-il conclu.

Après 18 mois au pouvoir, le gouvernement Essid a quitté le pouvoir le 30 juillet 2016 par un vote de défiance au Parlement. 

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