MAROC
12/11/2018 18h:14 CET

Les ressortissants britanniques alertés après le décès au Maroc d'un compatriote infecté par un chat enragé

En voyage au Maroc, la victime serait décédée "plusieurs semaines" après avoir contracté le virus.

Amine Bajeddi via Getty Images

SANTÉ - L’information a rapidement fait le tour de la presse britannique. Suite au décès d’un ressortissant britannique en vacances au Maroc, après avoir été mordu par un chat infecté par la rage, le service de santé publique du Royaume-Uni (PHE) met en garde ses citoyens en déplacement dans des pays touchés et recommande d’éviter tout contact avec les animaux dans ces pays.

D’après l’ONSSA (Office national se la sécurité sanitaire des produits alimentaires), la rage constitue encore un problème majeur de santé publique, avec une moyenne annuelle de 22 cas de rage humaine et 391 cas de rage animale enregistrés entre 2000-2010. Pour rappel, le virus de la rage se transmet par des blessures telles que des morsures et des égratignures causées par un animal infecté.

Publié ce lundi 12 novembre sur le site officiel du service public britannique, le communiqué du gouvernement rappelle que si la rage ne circule ni chez les animaux sauvages, ni chez les animaux domestiques au Royaume-Uni, 5 cas de rage humaine liés à des expositions à des animaux à l’étranger ont été enregistrés entre 2000 et 2017. 

Mary Ramsay, responsable des vaccinations chez PHE, souligne que ce cas est “un rappel important des précautions que doivent prendre les personnes en voyage dans des pays où la rage est présente”. “Si vous êtes mordu, égratigné ou léché par un animal, vous devez laver la plaie ou le site d’exposition à grande eau savonneuse et consulter immédiatement un médecin”, rappelle la scientifique.

Evening Standard

Professeur de santé publique internationale à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, Jimmy Whitworth, avait déclaré à Press Association, dans des propos rapportés par The Guardian: selon lui, la personne décédée avait ”eu des contacts avec un chat qui se comportait de manière anormale”, avait alors “demandé des soins, mais malheureusement, n’a pas été vaccinée avant qu’il ne soit trop tard”. D’après le professeur, la victime aurait été mordue par le chat “il y a de cela quelques semaines”.

Il explique que si les symptômes mettaient généralement deux à trois mois à apparaître, certain peuvent se matérialiser en moins d’une semaine. “Dans ce cas tragique, la personne n’a pas reçu le vaccin à temps”, ajoute Whitworth.

Compte tenu du manque d’informations, le professeur déclare “qu’il est impossible de savoir si le retard était de la faute du Maroc ou du Royaume-Uni”. Il souligne cependant que “cela montre bien qu’il est important que les agents de santé soient conscients de la possibilité de la maladie”.