MAGHREB
04/08/2018 16h:23 CET

Les réfugiés syriens en Tunisie s'intègrent parfaitement- Reportage de ARTE

Arte reporte l’histoire de la famille “Nazel”, dans une banlieue de Tunis. L’exemple d'une intégration réussie d’une famille de réfugiés qui a débarqué en Tunisie il y a de cela 6 ans.

Fuyant la guerre dans leur pays, en 2011, des milliers de Syriens ont trouvé refuge en Tunisie.

Sept ans après, ils sont près d’un millier à résider en Tunisie. Malgré cette expérience douloureuse, loin de leur pays, certains ont pu reconstruire leurs repères en Tunisie et incarnent ce que l’on pourrait qualifier de “success stories”.

Arte reporte l’histoire de la famille “Nazel”, dans une banlieue de Tunis. L’exemple d’une intégration réussie d’une famille de réfugiés qui a débarqué en Tunisie il y a de cela 6 ans.

C’est un Tunisien qui vient en aide à Aymen Nazel, le père de famille, et lui offre un logement pendant toute une année. “Je n’ai pas eu à payer de loyer, ni de factures (...) J’ai alors décidé d’ouvrir ce commerce”, relate-t-il à ARTE.

La famille Nazel détient une épicerie, et sont aujourd’hui parfaitement intégré, autant sur le plan économique que social. “Tous les Tunisiens ont été accueillants avec nous. C’est vrai qu’ils sont bons et savent accueillir les étrangers. Ils aiment beaucoup les Syriens”, s’est exprimée Feten, réfugiée syrienne.

C’est également grâce au soutien de l’UNHCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés), que Aymen, et bien d’autres réfugiés, peuvent avoir accès au marché du travail, en leur octroyant le statut de demandeur d’asile. 

C’est donc à travers son agence ADRA que l’intégration économique commence. ADRA accompagne les réfugiés dans leur recherche d’emploi ou d’entrepreneuriat, dans le but de parvenir à l’autosuffisance et l’insertion sociale.

“Quand ils viennent ici ils demandent à être indépendants, à gagner leur vie, mais ils ne savent pas comment faire. Bien sûr, c’est un pays qui leur est étranger, ils ne connaissent pas les administrations, ils ne savent pas comment faire et où aller, on facilite tout cela”, explique Manel Charfi, spécialiste micro projets ADRA.