MAROC
19/09/2018 12h:01 CET | Actualisé 19/09/2018 12h:03 CET

Les propos de Nasser Bourita sur l'Iran rejetés par le ministère iranien des Affaires étrangères

L’Iran accuse le Maroc de faire l’objet de "pressions externes".

IRNA
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Kacimi.

INTERNATIONAL - La dernière sortie médiatique du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, n’a pas tardé à faire réagir la diplomatie iranienne.

Dans une interview accordée mercredi dernier au média américain conservateur Breitbart News, Nasser Bourita a déclaré le soutien du Maroc à la politique américaine envers l’Iran et réitéré les raisons de la rupture diplomatique entre les deux pays, en décrivant les menaces que représentait l’Iran pour le royaume à travers notamment des tentatives d’endoctrinement au Maroc, mais aussi dans d’autres pays d’Afrique.

Des propos que rejette catégoriquement l’Iran. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Kacimi, a estimé, hier, dans une déclaration rapportée par l’agence de presse iranienne IRNA, que ces propos étaient “sans fondement” et qu’ils ne faisaient que “répéter à nouveau les accusations qui prônent la politique de haine envers l’Iran”.

Sur l’endoctrinement à travers lequel l’Iran chercherait à répandre le mouvement chiite en Afrique du Nord et de l’Ouest, Kacimi a précisé que les relations entre son pays et les pays africains ”étaient et resteront basées sur le respect mutuel de la souveraineté nationale et le renforcement des conditions de coopération commune”. Et d’ajouter que “les bonnes relations et l’échange de visites entre responsables africains et iraniens montrent la position iranienne fondée sur le maintien de la coopération avec tous les pays importants dans cette région du monde”.

De plus en plus virulent, le porte-parole de la diplomatie iranienne va même jusqu’à qualifier les déclarations du ministre marocain ”à l’un des médias appartenant aux nouveaux conservateurs en Amérique, d’extrémistes, avant d’être une vision réelle des questions africaines”.

Pour Kacimi, les propos de Nasser Bourita “sont en harmonie avec la position actuelle de l’autorité dirigeante anti-africaine à la Maison Blanche”. Il accuse ainsi le Maroc de “suivre les directives et les pressions externes exercées sur lui”. Il est clair que les propos de Bourita sont restés coincés dans la gorge iranienne.