ALGÉRIE
18/08/2019 10h:07 CET | Actualisé 18/08/2019 10h:19 CET

Les promesses faites par les ministres pour Khenchela, c’était du pipeau, dit le ministre (El Khabar)

Toutes les promesses faites aux gens de Khenchela durant les 20 dernières années par les ministres sont du pipeau. C’est en substance ce qui a été dit en fin de semaine par le ministre des ressources en eau, Ali Hamam en visite jeudi à Khenchela.

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Le ministre des ressources en eau, Ali Hamam, a déclaré en fin de semaine que ce qui a été “accordé” par les ministres au cours de vingt dernières années lors de leur visite à la wilaya de Khenchela n’était que “l’encre sur papier”. Des propos qui ont “surpris la société civile, les citoyens et les élus” rapporte le journal El Khabar.

Interrogé par le journal, Ali Hamam, persiste: le projet d’autoroute, de chemin de fer promis les ministres des travaux publics et des transports au cours des vingt dernières années étaient du vent. 

Ce sont juste, des déclarations à la presse annonçant l’octroi de projet dans les domaines des travaux publics, le transport, l’habitat, l’agriculture…. destinés “à s’attirer la sympathie des habitants au nom de la révolution, du djihad, du bastion des révolutionnaires et quand ils reviennent à la capitale, ils les mettent dans les tiroirs”.

Des projets fictifs alors que la wilaya est restée sous-développée et isolée des wilayas voisines “qui lui ont fermé toutes les issues” a-t-il indiqué, en citant “la route à double voie dont a été privée la wilaya alors qu’elle aurait pu être une voie vers les wilayas de Biskra, Tébessa, Oum El Bouaghi, Batna et Sétif pour faire bouger l’activité commerciale et économique”. 

Selon El Khabar, les khenchelis, choqués, demandent l’ouverture d’enquêtes “contre les ministres qui ont fait des promesses non tenues malgré l’aisance financière qu’a connue l’Algérie…”

Pour rappel, la ville de Khenchela a été le théâtre, le 19 février, d’une scène marquante annonciatrice du mouvement populaire du 22 février. Une vidéo, devenue virale, montrait un citoyen sur la terrasse du siège de la mairie ou un immense poster de Bouteflika côtoyait l’emblème national. On pouvait entendre la fameuse phrase “nahi tasswira, khelli Laalam” (Enlève la photo (de Bouteflika) et laisse le drapeau”.