13/10/2019 12h:06 CET | Actualisé 13/10/2019 12h:06 CET

Les professionnels du transport routier international annulent leur grève prévue lundi et mardi

Suite à des discussions avec le ministre de l’Équipement.

LIVINUS VIA GETTY IMAGES

CONFLIT SOCIAL - Alors qu’ils avaient appelé à une grève de 48 heures, les 14 et 15 octobre, les professionnels du transport routier des marchandises ont décidé, samedi, d’annuler leur débrayage. Une décision prise à l’unanimité lors d’une réunion présidée par le ministre de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau.

Cette réunion, tenue en présence des professionnels du transport routier des marchandises, a permis d’aborder les différentes contraintes qui entravent les activités de ces routiers. Parmi leurs revendications figurent la dernière hausse du prix du gasoil et ses répercussions négatives sur la compétitivité des entreprises du transport, la problématique du sur-tonnage et les conditions d’accès à la profession, a précisé le ministère dans le procès-verbal de la réunion relayé par la MAP.

Ce dernier a présenté, à l’occasion, les mesures mises en oeuvre suite aux précédentes rencontres avec l’Association marocaine des transports routiers intercontinentaux du Maroc (AMTRI-Maroc), l’Association marocaine du transport et de la logistique (AMTL) et la Fédération nationale du transport multimodal (FNTM).

A l’issue des échanges, il a également été convenu de tenir une réunion dans les plus brefs délais avec ces professionnels sous la supervision du secrétaire général du ministère, en vue d’examiner la décision relative aux conditions d’accès à la profession et la dynamisation de celle portant sur les fiches d’embarquement à partir du 1er janvier 2020, ainsi que le renforcement du contrôle de la surcharge. 

Avant de se rétracter, les représentants des professionnels du secteur, à savoir, le président adjoint de la FNTM, Amer Zghinou, le président de l’AMTRI-Maroc, Idriss Bernoussi, et le président de l’AMTL, Mohamed Jaabak, avaient précisé que “la cessation du travail engendrera des pertes pour l’ensemble des parties que personne ne souhaite”, et avaient appelé le ministère à “s’engager avec les professionnels dans un dialogue sérieux”.