22/08/2019 12h:34 CET | Actualisé 22/08/2019 12h:34 CET

Les prix de l'immobilier en baisse à Rabat et Tanger au second trimestre 2019

L'indice des prix des actifs immobiliers a reculé, selon Bank Al-Maghrib.

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IMMOBILIER - Les prix de l’immobilier sont en baisse dans certaines villes du royaume. L’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a reculé, en glissement annuel, de 0,9% au deuxième trimestre de cette année, indiquent Bank Al-Maghrib et l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), dans une note. D’autre part, les transactions ont, elles, diminué de 8%, précisent les deux sources. 

Après une baisse enregistrée au premier trimestre de 2019, l’IPAI s’est de nouveau replié ce second trimestre avec des baisses de 0,3% pour le résidentiel, 1,9% pour les terrains et 1,4% pour les biens à usage professionnel, relèvent BAM et l’ANCFCC. La note fait notamment état d’une diminution du nombre des transactions qui couvre un recul de 4,4% pour le résidentiel, 20,1% pour les terrains et 10,5% pour le professionnel. 

Et c’est dans les villes de Rabat et Tanger que les prix ont baissé en glissement trimestriel, respectivement de 1,4% et 1,9%. A Casablanca et Marrakech, on assiste à une tendance inverse avec une hausse de 1,4% et 0,2% des IPAI. Ces derniers sont calculés selon la méthode des ventes répétées qui permet de remédier au problème de l’hétérogénéité des biens immobiliers. Cette méthode ne prend en considération que les biens ayant fait l’objet d’au moins deux transactions au cours de la période concernée, souligne le communiqué de Bank Al-Maghrib.

De manière globale, les chiffres communiqués illustrent, par catégorie d’actifs, la dépréciation des prix du résidentiel avec des diminutions de 0,2% pour les appartements, de 1% pour les maisons et de 1,5% pour les villas. Du côté des transactions, leur baisse traduit les replis de 4,1% pour les appartements, de 5,4% pour les maisons et de 11% pour les villas. La régression des prix des biens à usage professionnel s’explique, quant à elle, par des baisses de 1% pour les locaux commerciaux et de 4,3% pour les bureaux, précise la note.

Pour les deux institutions, le repli des transactions se justifie par un recul de 14,7% des ventes de locaux commerciaux, celles portant sur les bureaux ayant, à l’inverse, augmenté de 18,1%.