ALGÉRIE
16/04/2019 18h:50 CET | Actualisé 16/04/2019 18h:53 CET

Les partis politiques saluent la démission de Tayeb Belaïz

Reuters

Pour Ali Benflis, président de Talaie El Houriyat, la démission du président du Conseil Constitutionnel a deux conséquences Du point de vue de la forme, cette démission représente une réponse encore partielle à la demande populaire massive du départ des figures emblématiques du régime politique et constitue un début de la mise en œuvre des articles 7 et 8 en complément à l’article 102 de la Constitution. Du point de vue du fond, après la démission de l’architecte du régime politique qui a sévi dans notre pays ces vingt dernières années, c’est un mur de l’édifice de ce régime qui s’effondre. Le peuple attend que disparaisses les autres murs qui sont encore en place.»

 

 FFS : “L’armée doit assumer son rôle et ses missions”

 Pour le premier secrétaire du FFS, Hakim Belahcel “la formidable mobilisation citoyenne vient de remporter une autre bataille”. Elle vient de “briser” une autre façade du système politique Algérien, incarnée par le président du conseil constitutionnel Tayeb Belaiz.

Le Front des Forces Socialistes félicite le vaillant peuple Algérien pour sa détermination et son courage. Car, face aux assauts violents et répressifs du pouvoir, les Algériennes et les Algériens ont su et pu maintenir le cap en persévérant dans leur combat pacifique pour imposer un changement radical du régime Algérien totalitaire.

Le FFS considère que le véritable changement s’amorcera enfin, lorsque cette déferlante populaire réussira à déraciner le régime politique intégralement.

Le FFS souhaite que cette démission ne soit pas un autre stratagème de cette caste politique, afin d’opérer des réaménagements internes au sérail dans l’espoir de gagner du temps et de se maintenir au pouvoir.

Le FFS interpelle l’institution militaire détentrice du pouvoir réel depuis 1962, à assumer son rôle et ses missions à savoir l’unité du peuple Algérien, l’intégrité territoriale, la sécurité nationale, et d’être garante du respect d’un véritable processus de transition démocratique à la hauteur des revendications du peuple Algérien pour son droit à l’auto détermination.

Le FFS réitère son attachement à sa proposition politique de sortie de crise pour l’avènement de la IIe République.

 MSP “la démission est un pas essentiel sur le chemin de la solution”

La démission de Tayeb Belaiz, constitue “un pas essentiel sur le chemin de la solution”, a estimé le MSP dans un communiqué publié à la suite de la réunion de son bureau exécutif. Le parti que préside Makri considère cette démission comme “une étape conforme aux exigences du mouvement populaire et à la proposition de sortie de crise initiée par le parti”. “Cette démission est un pas essentiel dans la recherche d’une solution s’il existe une réelle volonté politique, à condition qu’une personnalité consensuelle, acceptée par le peuple, non impliquée dans la corruption et la fraude, le remplace”, suggère le MSP

“Cette étape doit être suivie par la démission de Bensalah” et qui sera remplacé par cette personnalité consensuelle conformément à une “lecture élargie des articles de la Constitution”, selon lui.

Dans le même contexte, il appelle à remplacer le gouvernement de Nouredine Bedoui par un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes non impliquées dans la corruption et la fraude.