MAROC
07/03/2019 16h:14 CET

Les partis de la majorité se montrent plus soudés que jamais

Et proposent une session extraordinaire au Parlement.

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MAJORITÉ - Ils se sont fait attendre longtemps avant de se réunir. Les partis de la majorité ont tenu, hier soir, leur première rencontre de l’année au domicile du chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani. Les différents mis de côté, les secrétaires généraux du PJD, PPS, USFP, RNI, UC et MP ont tenu à montrer une image homogène d’un gouvernement uni autour des mêmes orientations.

C’est, en tout cas, l’impression que donne la majorité dans son communiqué publié ce jeudi. Elle y réitère sa conviction, d’ores et déjà exprimée à sa dernière réunion du 19 décembre 2018, de la nécessité pour les acteurs du dialogue social d’établir “une charte sociale équilibrée et durable”. Ce document devrait, à son sens, “répondre aux attentes des fonctionnaires et salariés et pallier au retard accusé par ce dossier”.

Les six partis se sont, par ailleurs, réjouis du travail accompli par le Parlement durant sa session d’automne, proposant à l’institution de l’USFPiste Habib El Malki de tenir une session extraordinaire. Cette dernière devrait permettre d’accélérer la cadence de validation des textes législatifs dont l’examen par les commissions permanentes est achevé. La constitution marocaine prévoit, dans son article 66, que le Parlement tienne une session extraordinaire, soit par décret, soit à la demande du tiers des membres de la Chambre des représentants ou de la majorité de ceux de la Chambre des conseillers. Et de préciser que ce genre de session se tient sur la base d’un ordre du jour déterminé suite auquel est clôturée la session extraordinaire par un autre décret.

Les sujets soulevés par la coalition, à l’occasion, se sont focalisés surtout sur la régionalisation et la décentralisation, soulignant leur mise en oeuvre au sein des académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF). Pour la majorité, le statut spécifique des cadres de celles-ci leur garantira “une stabilité professionnelle” et “une sûreté de l’emploi”. 

Et puisque leur réunion est intervenue, à quelques jours de la journée internationale de la femme, les 6 secrétaires généraux ont tenu à lui rendre hommage, lui promettent de “redoubler d’efforts pour lui permettre de renforcer ses acquis et promouvoir l’équité homme/femme en matière de droits et de libertés”.