MAROC
28/10/2018 14h:39 CET

Les Panafricaines se structurent pour porter haut la voix de l'Afrique

"Nous voulons aujourd'hui produire nous-mêmes l’information que nous voulons donner au monde".

panafricaines

MÉDIAS - Après une première édition dédiée à leur lancement, place à l’action. La deuxième édition des Panafricaines, forum des femmes journalistes d’Afrique initié par le groupe 2M, s’est clôturée ce 27 octobre par un ensemble de décisions appelées à structurer et mettre sur pied un plan d’action pour l’année à venir.

Quelque 200 journalistes du continent étaient ainsi réunies pour réfléchir et s’engager à mettre un oeuvre, en 2019, des actions proposées autour de six thématiques ayant trait à la question migratoire, des mineurs en errance à la mobilité féminine, en passant par l’importance de disposer de données fiables. Parallèlement à ces différents volets explorés dans le cadre de six ateliers, un septième atelier a permis de définir la structure du réseau des Panafricaines, cadre juridique adopté ce samedi à l’issue de ces débats.

Cette annonce s’accompagne de la mise en place de trois instances. Un comité permanent a ainsi été défini pour une période de 2 ans. Entre autres responsabilités, ce comité aura pour mission d’élaborer un règlement qui permettra de créer une plateforme d’échange d’informations, de faciliter les collaborations professionnelles entre différents pays, ou encore de proposer des formations et des partages d’expertise qui bénéficieront aux femmes journalistes du réseau. 

Briser les stéréotypes

Car les Panafricaines ont pour ambition de porter haut la voix de l’Afrique et notamment de devenir une source d’information fiable. “Nous voulons montrer une autre image de la migration, et éviter ainsi de consommer des stéréotypes que les médias non africains produisent et nous donnent. Nous voulons aujourd’hui, en tant que femmes journalistes africaines, produire nous-mêmes l’information que nous voulons donner au monde”, déclare au HuffPost Maroc Houreye Thiam, journaliste sénégalaise et membre du comité permanent des Panafricaines

En plus de ce comité permanent, appelé à être la cheville ouvrière des Panafricaines, un Conseil des sages constitué de 10 membres expérimentées a également été mis en place pour accompagner les actions à mettre en place. Celles-ci seront pilotées durant une année par un comité de suivi visant à proposer une manière alternative d’aborder la question des migrations africaines, et notamment l’axe de la mobilité féminine qui, à l’issue d’un vote électronique, a eu la faveur des suffrages des Panafricaines.

Lutte contre le racisme et les stéréotypes, vigilance sémantique, charte éthique, sensibilisation de l’opinion publique, implication de la société civile, interpellation des décideurs sont quelques-unes des questions transversales abordées dans le cadre des différents volets de la thématique choisie et débattue cette année. Autant de challenges qui seront portés par des chefs d’ateliers chargées de mobiliser leurs consoeurs pour parvenir à réaliser ces objectifs. Les Panafricaines ont un an pour tenir leur pari.

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