ALGÉRIE
15/09/2018 12h:22 CET

Les membres du mouvement Mouwatana arrêtés à Béjaïa

Twitter/Mouwatanadz

Tout comme à Constantine la semaine passée, les membres de la coordination de l’opposition baptisée Mouwatana ont été empêchés de mener une sortie de proximité ce samedi 15 septembre 2018 à Béjaïa.

Les militants de ce mouvement ont été interceptés et arrêtés par les forces de l’ordre. Ils ont dénoncé les “agressions physiques” et des “violations des droits de l’Homme” contre les coordinateurs, dont l’avocat Salah Dabouz, évacué à l’hôpital après avoir perdu connaissance, selon la même source.

Le mouvement Mouwatana a annoncé hier cette sortie de proximité à Béjaïa. Toutefois, comme à Constantine, le membre Sofiane Djilali, président du parti Jil Jadid, a été encerclé tôt le matin dans son hôtel, dans le quarter de Ihaddaden. 

 

Les membres ont ensuite été arrêtés, embarqués puis emmenés au commissariat de la ville de Béjaïa. Le mouvement Mouwatana a fait savoir que ses membres fondateurs, Zoubida Assoul, Sofiane Djilali et Salah Dabouz ont été “violentés”. Ce dernier, avocat, a même perdu connaissance, rajoute-t-on.

Dans un communiqué de presse, les coordinateurs du mouvement  ont fait savoir que les rues de la ville ont été bloquées et des militants de partis, membre de ce mouvement, ont été “appréhendés avec violence”. 

“Leurs téléphones mobiles ont été confisqués et ils sont enfermés dans les camions des forces de l’ordre”, fait-on savoir.

Mouwatana a affirmé dans son communiqué que “le régime algérien prend connaissance que ce mouvement réussit en ce moment à cristalliser la contestation citoyenne et à susciter l’espoir d’une alternative réelle”, estimant que se sentant “acculé et menacé, il use désormais de la violence pour intimider et dissuader les Algériens de rejoindre ce mouvement citoyen”.

Ses fondateurs ont affirmé que “les intimidations et arrestations illégales n’entameront en rien la détermination des dirigeants de Mouwatana, désormais soutenus en force par des citoyens venus des toutes les contrées du pays et de la diaspora algérienne”.

Une sortie de proximité de ce mouvement a déjà été empêchée à Constantine la semaine passée. Plusieurs membres, fondateurs ou locaux, ont été arrêtés. 

Pour empêcher un sit-in de ces militants, les autorités locales ont garé plusieurs camions poubelles et bennes tasseuses dans les places publiques.