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28/08/2019 12h:10 CET | Actualisé 28/08/2019 14h:16 CET

Les médias télévisés et les élections présidentielles

Une campagne avant l’heure a commencé sur les plateaux télévisés.

Towfiqu Photography via Getty Images

En cette période pré-électorale, la situation devient tendue, les esprits s’échauffent et la question politique divise. Contrairement à ce que tout le monde pense, c’est un bon présage, cela démontre que le débat démocratique se renforce en Tunisie. Ce débat est véhiculé à travers les médias. Ces derniers représentent le quatrième pouvoir et jouent un rôle central dans la formation de l’opinion publique. L’existence d’un média libre et indépendant est une condition nécessaire pour construire une démocratie solide.

Cependant, une campagne avant l’heure a commencé sur les plateaux télévisés. Certaines chaînes se sont transformées en outil de propagande et ont perdu toute neutralité et crédibilité, Nessma en est l’archétype. Cette chaîne n’a pas cessé de dénigrer les forces de l’ordre, les décisions de justice et les institutions d’État. Elle diffuse à longueur de journée les actions caritatives de son propriétaire entouré de personnes en situation précaire instrumentalisant ainsi leur peine pour se construire une image de bienfaiteur. Nessma ne frôle plus l’illégalité elle est déjà dedans, d’ailleurs la HAICA a appelé l’État à assumer son rôle et à appliquer la loi. Tous les invités qui déambulent sur les plateaux de cette chaîne, se rendent complice de cette mascarade.

D’autres chaînes télévisées se sont ralliées à des candidats à la présidentielle comme la chaîne Zitouna dont la proximité avec Ennahdha est connue de tout le monde.

Dernièrement une présentatrice de la chaîne Elhiwar Ettounsi, dont personnellement j’apprécie le travail, a accusé le chef du gouvernement de vouloir éliminer ses opposants de la course à la présidentielle. Elle a ainsi failli à son devoir de neutralité et s’est lancée dans un véritable plaidoyer à l’encontre de Youssef Chahed.

Les élections approchent et pour qu’elles se passent dans les meilleures conditions, il faut que les médias traitent tous les candidats sur un pied d’égalité. Il faut certes dénoncer les dérives et les dépassements du pouvoir en place, mais pas de les inventer de toutes pièces dans le but de favoriser un ou plusieurs candidats au détriment d’un autre. 

Il en est encore temps...la campagne électorale n’a pas encore débuté.

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