ALGÉRIE
13/06/2018 03h:53 CET

Les médecins résidents reprennent les gardes

NurPhoto via Getty Images

Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) a annoncé mardi le gel de l’arrêt des gardes à partir de mercredi en signe de “bonne volonté” en réponse à la promesse de dialogue exprimée par le ministère de la Santé.

Le Bureau national du CAMRA a expliqué dans un communiqué que sa décision de geler l’arrêt des gardes intervient dans le “souci de restaurer le cadre d’une concertation apaisée”. Les médecins résidents reprendront ainsi l’activité de gardes d’urgences de 16h00 à 8h00 dans toutes les structures hospitalo-universitaires du pays à compter du mercredi 13 juin 2018″, rajoute-t-on.

La même organisation a expliqué avoir pris cette décision “devant la situation dramatique dont souffrent quotidiennement nos hôpitaux”, “devant la fatigue et l’exaspération de nos aînés” et devant l’approche “de l’Aïd El Ftir, fête religieuse synonyme de miséricorde et de bienveillance”.

Le CAMRA a ensuite souligné, “de manière intelligible et claire”, sa détermination de ne pas “renoncer aux revendications” des médecins résidents, qui demeureront “plus que jamais mobilisés et solidaires”. Le Bureau national évoque dans son communiqué les candidats à l’examen du DEMS, “dont les échanges constitueront une préoccupation permanente”.

Les protestataires n’accepteront ainsi “aucun accord qui ne garantirait pas le respect de leur volonté et la protection de leurs droits, notamment en termes de délai et de dates de programmation de leurs examens”.

Les médecins résidents ont cessé leur participation aux gardes dans les hôpitaux le 29 avril, suite à une répression policière contre leur rassemblement devant l’APN à Alger.

Ils avaient ensuite exigé des “négociations fructueuses” avec le ministère de la Santé avant le 03 juin pour reprendre les gardes, avant d’opter pour la poursuite du mouvement de protestation, faute de réponse de la part de la tutelle dans les délais suggérés.

Les médecins résidents, dont la grève dure depuis plus de 7 mois, revendiquent la révision du service civil dans sa forme actuelle.  Ils ont tenté plusieurs sits-in et manifestations dans les grandes villes du pays, dont la majorité se sont soldées par une répression policière.  

Ils ont également boycotté les sessions des examens du DEMS (Diplôme d’études médicales spécialisées).