ALGÉRIE
12/04/2019 10h:53 CET | Actualisé 12/04/2019 11h:04 CET

Les manifestants reprennent possession du centre-ville

HuffPost Algérie

Nerveux, les policiers en place depuis le matin ont vite voulu en découdre avec ces jeunes qui chantent à tue-tête dès les premières heures de la journée.

Les codons sécuritaires se sont très vite resserrés autour des manifestants très peu nombreux au début. Drapeaux berbères arrachés, pancarte, déchirées et quelques interpellations. La chasse est donnée aux vendeurs des drapeaux. 

Les pancartes déjà mise en place sont clairement hostiles au chef d’Etat major de l’armée, Ahmed Gaid Salah, responsabilisé par la foule. “C’est lui qui a permis à Abdelkader Bensalah de s’imposer à nous. Il trouve une solution ou il part avec lui”, crie presque une jeune très en colère à qui on vient d’arracher la pancarte.  

Il n’est que 10h30 et la tension est déjà très palpable. L’hélicoptère qui tournoie dans le ciel d’Alger en rajoute un peu à cette nervosité ambiante.   

Face à cette répression précoce, les jeunes sur place, rejoints par beaucoup de passants, ont décidé d’entamer la manifestation. Le premier cordon un peu plus haut que la Grande-Poste a très vite cédé et les manifestants ont vite regagné la Place Maurice-Audin. 

 Il est 10H43 et la Place Audin est noire de monde. Les policiers en force depuis le matin se sont retirés de la Grande-Poste. Les Algérois ont repris possession de leur espace. 

Le débit de la connexion internet, faut-il, le signaler a aussi subitement baissé rendant un peu plus difficile la communication. 

Nous y reviendrons avec plus d’informations