ALGÉRIE
11/03/2019 13h:46 CET | Actualisé 11/03/2019 14h:04 CET

Les journalistes de la radio internationale ne veulent plus travailler avec leur directeur

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Les journalistes de la Radio Algérie internationale (RAI) ne veulent plus travailler avec leur directeur. Une absence de professionnalisme dans la direction de la chaîne dénoncé depuis quelques mois déjà par de la chaîne.

Les journalistes de la Radio Algérie Internationale (chaîne publique) sont exaspérés de ne pouvoir exercer correctement leur métier et ils mettent en cause le directeur,  Abdelkader Boudjella. Pour eux, il fait preuve d’une “incompétence” flagrante d’une “incapacité” à gérer une équipe rédactionnelle”.

Des membres de la section syndicale, qui ont  pris attache avec le HuffPost Algérie, évoquent aussi des  passe-droits et du favoritisme comme des éléments d’un gestion “catastrophique”.


“Nous sommes censés porter la voix de l’Algérie à l’étranger. Il n’en est rien. Jamais cette chaîne, créée en 2007, n’a connue une situation aussi catastrophique”, affirment-ils.  “La radio est gérée avec un amateurisme effrayant. On ne peut tout simplement plus travailler avec ce responsable”.

Les journalistes avaient déjà saisi, il y a deux mois, le DG général de la radio nationale M. Chaabane Lounakel et lui ont exposé leur problème via leur section syndicale. M.Lounakel s’était engagé à remédier à la situation mais rien n’a été fait.  Les solutions proposées n’ont pas été mises en oeuvre en raison de l’obstination de l’administration de la direction de la chaîne à rester dans une gestion anti-professionnelle.

Les journalistes de différentes chaînes de la radio nationale se sont insurgés, au lendemain des manifestations du 22 février qu’ils n’ont pu couvrir en raison de l’interdiction des responsables. Ils réclament leur droit d’exercer correctement leur travail et de remplir de manière professionnelle leur mission de service public.

A la Radio Algérie Internationale, rien n’a changé et la relative liberté arrachée par les journalistes des chaînes I et III, n’est pas tolérée.  La tendance est même au recul. Ainsi, Merouane Lounnas, a été interdit de faire sa chronique qu’il tient pourtant depuis une douzaine d’années.

Dans un post sur son compte Facebook, le chroniqueur a qualifié la décision de “censure idiote”.

Le fait de “parler du contrat social et du rôle central du peuple dans l’édification de l’Etat” sont la raison de cette suspension, a-t-il indiqué en appelant à libérer “ la presse de ces médiocres”. Un appel qui a été bien entendu au sein de la rédaction.