27/08/2018 14h:08 CET | Actualisé 27/08/2018 14h:08 CET

Les griefs du rapport annuel de la Cour des comptes

Fonction publique, santé, caisse marocaine des retraites... tout le monde en prend pour son grade.

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ÉCONOMIE - Près d’un mois après sa présentation au roi Mohammed VI fin juillet dernier à Al Hoceima, à l’occasion de la fête du Trône, le rapport annuel de la Cour des comptes au titre de l’année 2016 et 2017 a été rendu public ce lundi 27 août. 

Dans une version allégée de ce rapport, la Cour des comptes présente les faits saillants comprenant les synthèses de 32 missions de contrôle de la gestion des organismes publics, d’évaluation des programmes publics et du contrôle de l’emploi des fonds publics.

Dans ce cadre, la Cour des comptes indique que le rapport annuel comprend pour la première fois une synthèse du contrôle de l’exécution du budget de l’exercice 2016 en se basant sur les informations préliminaires communiquées par le ministère des Finances à la fin du mois de mars 2017. “La Cour des comptes est occupée à élaborer un rapport similaire portant sur l’exercice 2017”, précise par ailleurs le département de Driss Jettou.

Le rapport alerte notamment sur la gestion de la Caisse marocaine des retraites, soulignant plusieurs facteurs ayant eu un impact négatif sur l’équilibre du régime des pensions civiles. Si la Cour des comptes relève l’importance de la réforme initiée par le Gouvernement en 2016, elle n’en note par moins que “le déséquilibre persistera tant qu’il n’a pas été soumis à un processus de réforme profond”.

La fonction publique est également tancée par le département de Driss Jettou. Qualité des services rendus aux citoyens qui “demeure loin de son potentiel”, malgré un “haut niveau d’encadrement qui a atteint 65% en 2016 et consomme une masse salariale élevée”, absentéisme des fonctionnaires qui “n’est pas sanctionnée avec la rigueur requise”, ou encore système de rémunération “complexe et inéquitable” font partie des griefs relevés par le rapport. 

Concernant les dispositifs de production du logement social, le rapport relève plusieurs faits saillants, dont l’absence d’études préalables à la mise en place des dispositifs, des finalités mal définies et une insuffisance de cohérence avec les autres programmes d’habitat, ou encore un déphasage entre les objectifs et besoins et une modulation inadaptée des incitations fiscales. 

Du côté de la Santé, le rapport déplore entre autres des délais de consultation et d’hospitalisation anormalement longs, une absence de suivi et de contrôle de l’usage des médicaments et des dispositifs pharmaceutiques au niveau des services hospitaliers et une planification stratégique inadéquate.

Des structures comme l’Office nationale des aéroports (ONDA), taclée notamment pour une insuffisance de la qualité du service offert par les aéroports ou encore un dépassement important des budgets initiaux.