ALGÉRIE
26/04/2019 10h:47 CET

Les gendarmes refoulent le vice-président de la LADDH à l'entrée d'Alger

Said Salhi a indiqué avoir été violenté, insulté et menacé par des éléments de la gendarmerie qui l'ont empêché de rejoindre la capitale pour manifester.

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Le vice-président de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH), Saïd Salhi, a été refoulé vendredi 26 avril au niveau de Lakhdaria par les gendarmes alors qu’il se dirigeait de Béjaïa vers Alger pour participer au dixième rendez-vous de grande mobilisation, a-t-il témoigné sur son compte Facebook. 

“On a été refoulés violemment d’Alger notre capital, on nous a dit d’aller marcher chez nous, notre drapeau national nous été confisqué, on nous a fait descendre de la voiture de force, face à un dispositif impressionnant des forces anti-émeutes de la gendarmerie”, a rapporté l’avocat. 

Des barrages de la gendarmerie filtrent chaque weekend les accès à la capitale depuis plusieurs semaines. Des observateurs y ont vu une volonté des autorités d’empêcher les manifestants des autres wilayas de rejoindre Alger et d’affaiblir la mobilisation, malgré les affirmations répétées du chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, d’être “du côté du peuple”. 

Alors que les manifestations du 10e vendredi de grande mobilisation contre le régime a commencé, Me Salhi a indiqué avoir été malmené, insulté et menacé par les éléments de la gendarmerie à l’entrée de la capitale bien qu’il les aie informés qu’il était vice-président de la LADDH et qu’il connait les procédures. 

 

“Ils m’ont violemment emmenés et collés à leur fourgon, écarte les jambes, sous des menaces, ils m’ont mis des menottes et forcé à faire demi tour”, a-t-il expliqué. 

“Après un moment, ils nous ont relâchés et nous ont forcé à faire demi tour. Restons pacifiques et marchons pour notre dignité et notre liberté”, a conclu le militant.