ALGÉRIE
12/03/2019 11h:27 CET | Actualisé 12/03/2019 13h:57 CET

Les étudiants marchent dans plusieurs villes contre le "4.5e mandat"

Des milliers d’étudiants ont répondu ce mardi 12 mars 2019 à l’appel de manifester lancé cette semaine sur les réseaux sociaux. Outre la capitale, plusieurs autres villes du pays sont le théâtre de marches pour dire non au prolongement du 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

A Bouira, les étudiants ont investi le centre-ville pour exprimer leur refus ”à la prolongation du 4e mandat” et au “4.5e mandat”. Ils brandissent ainsi des banderoles disant “non à la restauration, oui au changement du système”.

Les étudiants sont accompagnés par d’autres citoyens, qui sont sortis dans la foulée dire non aux décisions du président Abdelaziz Bouteflika.

A Béjaïa, les étudiants et les enseignants ont également répondu à l’appel lancé sur les réseaux sociaux. Ils sont des centaines à avoir quitté leur université pour marcher contre le prolongement du 4e mandat du président Bouteflika.

A Sétif, des étudiants ont répondu à l’appel et ont rejoint des citoyens pour une marche contre le prolongement du 4e mandat. Ils se sont rassemblés devant le siège de la wilaya, scandant des slogans contre les décisions de Bouteflika.

Une manifestation des étudiants et des enseignants identique a eu lieu à Jijel. 

Les étudiants et enseignants des universités de Biskra et Oran ont également répondu à l’appel.

Le président de la République a annoncé ce lundi 11 mars 2019 le report de l’élection présidentielle du 18 avril 2019, et sa décision de ne pas briguer un 5e mandat à la magistrature suprême. Une annonce faite à travers l’agence de presse officielle.

Le président Bouteflika a également annoncé, dans une lettre qui lui est attribuée, la tenue de l’élection présidentielle dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante ainsi que la formation d’un gouvernement de compétences nationales.

En reportant les présidentielles, Abdelaziz Bouteflika semble ainsi envisager de rester à son poste, ce que les Algériens ont déjà refusé en sortant, par millions, manifester un troisième vendredi de suite à travers le pays.

Il avait promis le 03 mars de tenir des élections anticipées auxquelles il ne participera pas en cas de victoire le 18 avril prochain, dans une lettre lue en son nom. Lundi, après avoir annoncé le report des élections sans donner une date précise, il n’a pas indiqué son intention de libérer le poste de président à la fin de son mandat. 

La décision de reporter constitue ainsi une “violation de la Constitution” pour les Algériens, qui sortent en masse.

 

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