MAROC
25/07/2019 15h:56 CET | Actualisé 25/07/2019 16h:50 CET

Les étudiants en médecine s'entretiendront vendredi avec le gouvernement

Les négociations se poursuivent.

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ENSEIGNEMENT - La crise se poursuit mais pourrait être désamorcée lors d’une nouvelle réunion de négociations entre la Commission nationale des étudiants en médecine (CNEM) et la commission interministérielle. Mise en place par le gouvernement pour mettre fin au boycott des étudiants, elle prévoit d’apporter des solutions aux revendications des boycotteurs. Après une rencontre le 23 juillet, la réunion se tiendra à nouveau le vendredi 26 juillet, faute d’accords trouvés entre les deux parties. 

Après une journée de discussions, mardi dernier, aucune entente entre les étudiants boycotteurs et la commission interministérielle n’a été trouvée. Néanmoins, selon une source de la commission interministérielle interrogée par nos confrères de TelQuel, “les discussions ont été riches et positives. Nous discutons de la réforme des études médicales en général. Mais nous en sommes encore au stade du diagnostic et de l’état des lieux. C’est un grand chantier. Nous reprenons les discussions vendredi [26 juillet]”.

Il y a quelques semaines, alors qu’ils avaient décidé de boycotter leurs examens ainsi que la session de rattrapage, se condamnant à “une année blanche”, les étudiants se disaient toutefois prêts à faire machine arrière avant une rencontre programmée avec des représentants du gouvernement. Ces derniers avaient proposé aux étudiants de suivre en août les cours manqués depuis fin mars, pour passer les examens boycottés de juin en septembre.

Mais le ton a changé, le 16 juillet dernier dans un communiqué publié sur la page Facebook de la CNEM: les étudiants ont pressé le ministère de l’Enseignement supérieur de “mettre en place les conditions nécessaires pour un dialogue sérieux” et annoncent continuer leur mouvement ainsi que le boycott des rattrapages, qui devrait à nouveau faire l’objet de discussions vendredi. 

Près de 20.000 étudiants en médecine sont concernés. Fin juin, le gouvernement avait réitéré son engagement à résoudre ce conflit et rappelé avoir répondu à 14 revendications sur un total de 16. Il avait aussi accueilli favorablement la médiation proposée pas les présidents des groupes parlementaires. “Nous leur avons demandé de constituer un comité de suivi (...) Nous avons fait tout ce que nous pouvions”, avait assuré le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur, Khalid Samadi, précisant que le gouvernement “garde toujours espoir”.