MAROC
03/07/2019 13h:19 CET

Les étudiants en médecine prêts à "sauver l'année"

Un accord sera négocié avec une commission interministérielle cette semaine.

AIC Press

CONFLIT SOCIAL - Ils avaient décidé de boycotter leurs examens ainsi la session de rattrapage se condamnant à “une année blanche”. Aujourd’hui, les étudiants en médecine se montrent prêts à faire machine arrière. “Nous entamerons cette semaine des négociations officielles avec une commission interministérielle et nous espérons qu’on parviendra à sauver l’année”, déclare au HuffPost Maroc le coordinateur de la Commission nationale des étudiants en médecine (CNEM), Ayoub Aboubiji. 

Cette commission composée de représentants de différents départements gouvernementaux, dont l’Intérieur, la Santé et l’Enseignement supérieur, se propose de mener les négociations avec les étudiants grévistes depuis plus de deux mois, pour trouver une issue définitive. “Une semaine après la fin des examens (25 juin), nous avons été conviés à des réunions préparatoires dans la perspective de poursuivre le dialogue dans le cadre de cette commission avec pour but de trouver un accord satisfaisant avec les deux ministères (Santé et Enseignement)”, explique Aboubiji. Si cet accord est scellé, les grévistes lèveront leur boycott et passeront leurs examens. “C’est sur quoi portera ce dialogue officiel qui se tiendra ces jours-ci en présence de toutes les parties prenantes dans le règlement de nos revendications, y compris l’amélioration des conditions de la formation”, ajoute le coordinateur de la CNEM.

Selon ce dernier, la date d’ouverture de ces négociations officielles n’a pas encore été fixée, mais elles sont apparemment très attendues par ces étudiants. “Nous nous attendons à ce que nos revendications soient toutes prises en compte et que nous sortirons enfin de cette crise”, souhaite-t-il. Et cette sortie de crise implique que les examens devraient programmés tout de suite après l’accord escompté. “Nous aspirons à des négociations sérieuses pour arriver à un accord dans les plus brefs délais. Nous lèverons après notre boycott pour que l’année d’étude puisse se poursuivre et s’accomplir”, affirme le coordinateur de la CNEM. 

Près de 20.000 étudiants en médecine sont concernés. Fin juin, le gouvernement avait réitéré son engagement à résoudre ce conflit et rappelé avoir répondu à 14 revendications sur un total de 16. Il avait aussi accueilli favorablement la médiation proposée pas les présidents des groupes parlementaires. “Nous leur avons demandé de constituer un comité de suivi (...) Nous avons fait tout ce que nous pouvions”, avait assuré le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur, Khalid Samadi, précisant que le gouvernement “garde toujours espoir”.