MAROC
14/02/2019 17h:36 CET

Les étudiants en médecine se sont-ils vraiment mis d'accord avec les ministères de l'éducation et de la santé?

Il n'y a "pas eu de résultats positifs" lors de la réunion avec les représentants des ministères, selon les étudiants.

ÉDUCATION - Le bras de fer entre les étudiants en médecine et en médecine dentaire avec les ministères de l’éducation et de la santé n’est pas près de se terminer. Malgré le climat qualifié de “positif” par les deux ministères lors de la réunion lundi 11 février avec les représentants des étudiants, ces derniers voient cela d’un autre oeil.

Contactée par le HuffPost Maroc, Aya Kawtar Rhaouti, présidente du Bureau des étudiants de médecine de Rabat et membre de la Commission nationale des étudiants en médecine au Maroc, a affirmé que contrairement à ce qui a été communiqué, “les deux parties ne se sont pas mises d’accord et n’ont pas trouvé de solutions”.

“Nous avons un grand problème de terrains de stage. Nous sommes assez nombreux dans le secteur public mais ils veulent nous réunir avec les étudiants du secteur privé. Nous n’acceptons pas que le secteur privé soit comme le secteur public. Nous avons essayé d’expliquer cela au ministère de l’éducation qui insiste sur la privatisation comme solution de tout problème par rapport au secteur de l’éducation en médecine”, explique-t-elle.

Selon elle, les problèmes des étudiants en médecine et médecine dentaire ne se résument pas à la privatisation du secteur mais aussi à une incertitude chez les étudiants en troisième année qui n’ont aucune idée de leur avenir et auxquels rien n’a été communiqué depuis la nouvelle réforme appliquée depuis 2015.

Et ce n’est pas tout, la porte-parole des étudiants en médecine et médecine dentaire de Rabat a ajouté que les étudiants en septième année effectuent des tâches dont ils ne peuvent pas être tenus responsables. Alors qu’ils sont toujours en formation, ces derniers se trouvent devant de lourdes responsabilités dont celle de gérer le service d’urgence sans être accompagnés de médecins intégrés et ne reçoivent que 1.500 dirhams comme bourse d’études, indique-t-elle.

Selon Aya Kawtar Rhaouti, lors de la réunion avec les deux ministères de l’éducation et de la santé, “il n’y a pas eu de résultats positifs”. “Leur réponse à nos revendications nous a choqués. Ils se sont contentés de nous dire de leur faire confiance parce qu’ils sont de bonne foi. Alors qu’on veut des solutions concrètes, leur réponse était plus sentimentale qu’autre chose”, déplore la jeune femme.

Selon les ministères, les différentes parties se sont engagées, lors de la réunion, à “poursuivre le dialogue sérieux et constructif afin de surmonter l’ensemble les contraintes du secteur, et à réunir les conditions appropriées pour un apprentissage optimal et pour la promotion du système de la santé”.