MAROC
22/04/2018 10h:57 CET

Les Etats-Unis recevront en 2018 le nombre le plus bas de réfugiés depuis 1980

Le nombre de réfugiés musulmans entrant aux États-Unis en 2018 devrait diminuer d'environ 85%.

VICTORIA RAZO via Getty Images

REFUGIÉS - Les États-Unis s’apprêtent à recevoir durant l’exercice 2018 le nombre de réfugiés le plus bas depuis 1980, selon une nouvelle analyse publiée samedi par le journal américain The Economist.

Selon cette dernière, les États-Unis n’admettront que 20.800 réfugiés au cours de la première année fiscale complètement sous la direction de l’administration Trump. 

44 réfugiés syriens admis en 2018

Ce nombre est en baisse de 61% par rapport à l’année 2017, qui était, en partie, gouvernée sous l’ancien président Obama. Le nombre de réfugiés musulmans entrant aux USA en 2018 devrait diminuer d’environ 85%, rapporte le journal américain.

Entre 2013 et 2017, les musulmans représentaient 41% des réfugiés admis, mais ne représentent que 17% du contingent de réfugiés depuis début 2018. Les chrétiens, eux, représentent, désormais, environ 58% des réfugiés entrants.

L’étude a constaté que le nombre de réfugiés syriens admis aux États-Unis est également passé de 6557 en 2017 à 44 depuis le début de l’année en cours. 

“Ils ont clairement trouvé un moyen légal de renforcer le ‘muslim ban’”

Une baisse qui rentre dans le cadre d’une des promesses de campagne de Donald Trump qui, comme le rappelle The Economist, avait proposé une “fermeture complète et totale aux musulmans voulant rentrer aux États-Unis”.

Toujours selon la même source, les contraintes administratives se multiplient pour les personnes souhaitant gagner les États-Unis avec un statut de réfugiés. “Ils ont clairement trouvé un moyen légal de renforcer le ‘muslim ban’” affirme au journal américain Mark Hetfield, président d’une agence de réinstallation des réfugiés aux États-Unis.

À noter que l’administration Trump a annoncé, en septembre dernier, qu’elle n’autoriserait pas plus de 45.000 réfugiés aux États-Unis en 2018. Ce plafond, qui, selon les responsables de l’administration américaine, “servira les intérêts de la sécurité nationale”, est le plus bas jamais fixé pour la réinstallation des réfugiés.