MAROC
23/06/2019 09h:59 CET

Les États-Unis ont lancé des cyberattaques contre l'Iran

Faute de frappes, la riposte s'est faite sur le terrain de la cyberguerre, rapportent plusieurs médias américains.

Le HuffPost

INTERNATIONAL - Les Etats-Unis ont lancé cette semaine des cyberattaques contre des systèmes de lancement de missiles et un réseau d’espionnage iraniens, après la destruction par Téhéran d’un drone américain, ont rapporté samedi 22 juin plusieurs médias américains.

Le président américain Donald Trump a annulé à la dernière minute des frappes programmées contre l’Iran après la destruction de ce drone de surveillance le 20 juin. Il a en revanche autorisé secrètement des représailles sous forme de cyberattaque contre les systèmes de défense iraniens, ont affirmé Yahoo! Newset le Washington Post.

Selon le “WaPo”, une des cyberattaques a visé des ordinateurs servant à contrôler des lancements de missiles et de fusées. Selon Yahoo! News, l’autre attaque informatique a frappé un réseau d’espionnage chargé de surveiller les passages de navires dans le détroit d’Ormuz.

D’après le Washington Post, ces cyberattaques, planifiées depuis plusieurs semaines, avaient été initialement proposées par les militaires américains comme riposte contre les attaques mi-juin contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Washington accuse l’Iran de ces attaques, alors que Téhéran nie toute implication.

De nouvelles sanctions “majeures” dès lundi

Interrogé par l’AFP, le ministère américain de la Défense s’est refusé à tout commentaire. En 2010, Téhéran avait déjà accusé les Etats-Unis et Israël d’avoir, en pleine crise sur le nucléaire iranien, créé le puissant virus informatique Stuxnet, qui avait infecté plusieurs milliers de ses ordinateurs et bloqué les centrifugeuses utilisées pour l’enrichissement de l’uranium.

Donald Trump a annoncé samedi de nouvelles sanctions “majeures” dès lundi contre l’Iran, qui a pour sa part averti les Etats-Unis que la moindre attaque contre son territoire aurait des conséquences dévastatrices pour leurs intérêts dans la région. Il a par ailleurs démenti être revenu sur sa décision d’annuler les frappes, en affirmant qu’il les avait seulement suspendues.