MAROC
07/12/2018 12h:35 CET | Actualisé 07/12/2018 13h:58 CET

Les États-Unis de nouveau autorisés à exporter la viande de boeuf au Maroc

L'exportation était interdite depuis 2004.

Alex Gallardo / Reuters

ALIMENTATION - Après 14 ans d’absence sur le marché national, les Marocains vont pouvoir de nouveau goûter la viande bovine américaine. Les États-Unis, un des premiers producteurs mondiaux dans le domaine, ont obtenu un accord d’exportation, effectif depuis le 1er décembre.

Les viandes exportées devront être accompagnées d’un certificat sanitaire et d’un certificat d’abattage halal. “Ce certificat doit attester que les animaux ont été abattus conformément aux exigences religieuses islamiques halal”, précise le ministère marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts.

“2018 est la première année où les exportateurs de bœuf américains ont accès au marché marocain selon les termes de l’Accord de libre-échange américano-marocain (ALE)”, souligne l’Association américaine des éleveurs de bœuf (National Cattlemen’s Beef Association, NCBA) dans un communiqué.

La NCBA estime par ailleurs que ce nouvel accès est une bonne nouvelle pour les producteurs. “Nous sommes ravis que les consommateurs marocains puissent maintenant profiter d’un bœuf américain de haute qualité. Nous sommes impatients de travailler avec eux pour continuer à éliminer les obstacles au commerce du bœuf américain sur les marchés mondiaux”, indique-t-elle.

Interdits d’exporter depuis 2004

De nombreux pays avaient pris la même décision que le Maroc en 2004: l’interdiction pour les États-Unis d’exporter de la viande bovine sur leur territoire. L’Europe avait décidé cela à la suite de l’administration d’hormones de croissances aux animaux.

Le Maroc, lui, avait déjà interdit l’importation du bétail et des denrées d’origine animale venant des pays touchés par la maladie de la vache folle, dont les États-Unis faisaient partie dès 1990. Il avait ré-affirmé cette interdiction en 2004 pour des raisons de sécurité sanitaire.

Il en était de même pour la viande de volaille américaine, dont le royaume interdisait l’importation jusqu’à l’été dernier.