MAROC
17/04/2019 11h:57 CET

Les enseignants contractuels décident de prolonger leur grève jusqu'au 25 avril

Le deuxième round du dialogue avec le ministère est prévu le 23 avril.

- via Getty Images

CONFLIT SOCIAL - Ils maintiennent leur grève. A l’issue de sa réunion de concertation tenue hier soir à Marrakech, le conseil national de la coordination des enseignants contractuels a décidé de prolonger l’arrêt du travail jusqu’au 25 avril. Alors que ces enseignants avaient été invités à rejoindre leur travail à compter du 15 avril en échange du retrait de toutes les sanctions engagées à leur encontre, ils estiment, après sept semaines de grève, n’avoir pas atteint leur but: l’intégration dans la fonction publique. Le premier round du dialogue avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, samedi 13 avril, n’a pas apaisé leurs craintes. 

Si le ministère a renoncé au recrutement contractuel, il prévoit pour ces enseignants un recrutement par la voie de la fonction publique régionale en tant que cadres relevant des Académies régionales d’éducation et formation (AREF) et non de la fonction publique de l’éducation nationale. Une décision qu’il maintient estimant avoir apporté toutes les garanties nécessaires accordant à ces enseignants des AREF les mêmes droits que les autres.

Pour ces grévistes, rien n’est donc gagné, et le prochain round du dialogue avec le ministère prévu le 23 avril ne semble pas susciter l’espoir de voir ce recrutement changer de régime. Dans son communiqué, la coordination qualifie le maintien de ce statut par le ministre de “provocation” et précise que sa grève pourrait être prolongée au-delà du 25 avril “jusqu’à ce qu’elle parvienne à l’intégration dans la fonction publique de l’éducation nationale”.

Elle ne renonce pas pour autant au dialogue qu’elle présente, dans son communiqué, comme “l’une des alternatives pour répondre à son dossier revendicatif”. Et de saluer “la médiation positive” du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et l’Observatoire national du système de l’éducation et de la formation (ONEF) grâce à laquelle le dialogue avec les représentants de la coordination a pu voir le jour.