ALGÉRIE
10/04/2018 12h:37 CET | Actualisé 10/04/2018 12h:42 CET

Les Emiratis entrent dans le capital du complexe El Hadjar

Ce n’est pas la première fois que l’Algérie tente de sauver le complexe d’El Hadjar

Radu Sigheti / Reuters

 Le Conseil des Participations de l’Etat (CPE) a autorisé l’ouverture du capital du complexe d’El Hadjar à un partenaire emirati., annonce ce matin le portail du Premier Ministère
La réorganisation du complexe, apprend-on, a été validée en même temps qu’a été décidé “un rééchelonnement à long terme de sa dette s’élevant à plus de 122 milliards DA. Le complexe d’El Hadjar bénéficiera aussi d’un financement additionnel de modernisation pour 23 milliards DA et sera également doté de capacités autonomes en alimentation électrique et en eau retraitée. En outre, le CPE a donné son accord pour la conclusion d’un partenariat industriel selon la règle 51/49% entre le complexe SIDER d’El Hadjar ET LE Groupe industriel “EMARAT DZAYER, partenariat qui investira plus de 160 milliards DA dans de nouvelles productions sidérurgiques sur le site d’El Hadjar.”, indique le communiqué publié par le Premier Ministère. 

 

Dans ce partenariat, le groupe Sider détiendra 31 % des actions de la société, le complexe Sider El Hadjar 20 % et le partenaire émirati Groupe Dzayer Emarat 49 %, a indiqué la même source qui a relevé que cet investissement est “stratégique et ambitieux pour l’industrie sidérurgique algérienne”.

 

La société mixte de sidérurgie représentant un investissement de 1,6 milliard d’euros sera donc créée à Annaba dans le cadre d’un partenariat algéro-émirati, avait-on appris l’Agence de presse algérienne (APS) le directeur de la communication du groupe Sider Annaba, Hicham Bamoune.

Avalisé fin mars par le Conseil des participations de l’Etat, la société, soumise à la loi algérienne, sera installée sur le site du complexe El Hadjar, dans la commune de Sidi Amar, sous l’appellation “Emarat Dzayer Steel”, avait expliqué  la même source.

Dans ce partenariat, le groupe Sider détiendra 31 % des actions de la société, le complexe Sider El Hadjar 20 % et le partenaire émirati Groupe Dzayer Emarat 49 %, a indiqué la même source qui a relevé que cet investissement est “stratégique et ambitieux pour l’industrie sidérurgique algérienne”.

La part de 20 % du complexe Sider El Hadjar qui accueillera cette société mixte sur 120 hectares est constituée d’un ensemble d’équipements et structures relevant du complexe.La future société mixte produira des produits sidérurgiques dont des tubes et des laminés avec une capacité annuelle de plus de 1,3 million tonnes dans une première phase, est-il indiqué.

Le complexe Sider El Hadjar qui accueillera Emarat Dzayer Steel occupe un terrain de 840 hectares et emploie 5.000 travailleurs et produit 260.000 tonnes par mois de produits sidérurgiques

 Ce projet générera, selon ses promoteurs, 1.600 emplois directs et permettra la réintégration de l’unité de fabrication de tubes sans soudure au tissu sidérurgique d’Annaba par l’intégration de 400 travailleurs relevant de cette unité.

Le complexe Sider El Hadjar qui accueillera Emarat Dzayer Steel occupe un terrain de 840 hectares et emploie 5.000 travailleurs et produit 260.000 tonnes par mois de produits sidérurgiques.

 

El Hadjar une longue histoire d’échecs de politiques 

Ce n’est pas la première fois que l’Algérie tente de sauver le complexe d’El Hadjar en injectant de nouveaux fonds et en prenant à sa charge la dette du complexe.

Les Algériens gardent en mémoire l’histoire de l’échec patent de ce partenariat porté à bars le corps par le gouvernement algérien. 

Le complexe d’El Hadjar avait été cédé à Mittal en 2001, qui détenait 70% et 30% par l’Etat algérien à travers Sider.

Par la suite, courant 2013, pour sauver l’unique complexe sidérurgique du pays employant 5000 personnes d’une faillite retentissante et d’une cessation totale d’activité, le gouvernement avait décidé de reprendre le contrôle du groupe public Sider en augmentant sa participation dans le groupe Arcelor Metal Annaba. Cette participation passe donc de 30% à 51% avec un plan d’investissement de 763 millions de dollars.

Une grande partie de l’investissement relatif à la modernisation du complexe, 600 millions de dollars environ, devait être financée à travers un crédit bancaire, dont la BEA. Un Investissent qui na’ pas boosté la production ni emêché le départ du géant mondial de l’acier en octobre 2015. 

Certains, croyaient alors que le futur complexe sidérurgique de Bellara dans la wilaya de Jijel en partenariat avec les Qataris, constituaient un substitut au complexe d’El Hadjar. Aujourd’hui, on sait que l’Etat veut encore miser sur le complexe d’El Hadjar. Saura-t-on, cette fois-ci, mettre en avant les paramètres d’efficacités économiques?   

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