TUNISIE
13/06/2019 19h:02 CET | Actualisé 13/06/2019 19h:02 CET

Les Droits de l'Homme sous le prisme de l'Association Tunisienne de Nations-Unies

Et ce dans le cadre d'un symposium en marge du 70ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l'Homme et du 161ème anniversaire du Pacte fondamental "Ahd El Amen".

Yassine Bellamine

L’Association Tunisienne des Nations-Unies (ATNU) a tenu, jeudi, un symposium sous le thème “70ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948) et 161ème anniversaire du Pacte Fondamental ‘Ahd El Amen’ (1857)”, pendant lequel plusieurs personnalités diplomatiques et universitaires sont revenues sur les avancées mais aussi sur les obstacles en matière des droits de l’Homme en Tunisie.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Moncef Baâti, président de l’ATNU et à laquelle ont pris part le Haut-Commissaire des Nations-Unies aux Droits de l’Homme Michelle Bachelet ainsi que le secrétaire d’État aux affaires étrangères Sabri Bachtobji, devant une assistance composée de plusieurs personnalités politiques et diplomatiques de haut-rang, parmi lesquelles l’ancien président de la République Foued Mebazaa, le secrétaire d’État à la jeunesse Abdelakdous Saadaoui, le sous-secrétaire général de l’ONU pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique Khaled Khiari ou encore d’éminents diplomates tunisiens à l’instar d’Ahmed Ounaies, Azouz Tej ou encore Faiza Kefi, ainsi que des représentants d’ambassades étrangères.

Galerie photo Quelques photos du symposium organisé par l'Association Tunisienne des Nations-Unies Voyez les images

 

Lors de son discours, Michelle Bachelet a affirmé que “la démocratie tunisienne est sur les bons rails” rappelant que la Tunisie était un “modèle” dans une région en proie à une montée de violence. Elle a en outre indiqué que la Tunisie représentait un “exemple unique” dans sa transition démocratique.

“Les réformes engagées pour enraciner les Droits de l’Homme, les libertés et le processus démocratique doivent être soutenus” par l’ensemble de la communauté internationale, rappelant l’appui répété et le soutien indéfectible des Nations-Unies à la Tunisie.

FETHI BELAID via Getty Images

 

De son côté, le secrétaire d’État aux affaires étrangères, Sabri Bachtobji a rappelé que la Tunisie a toujours été pionnière en matière de Droits de l’Homme, au niveau régional et international évoquant notamment l’abolition de l’esclavage par la Tunisie dès 1846, la promulgation du Pacte fondamental en 1857, la promulgation du Code du statut personnel ou encore la Constitution de 2014 venue consacrer pleinement les Droits de l’Homme.

“La Tunisie continuera, par tout les moyens, d’enraciner les principes universels des Droits de l’Homme, l’État de droit, la bonne gouvernance et l’égalité entre tous les Tunisiens, sans exclusion et sans discriminations” a-t-il affirmé. “Pour cela, la Tunisie continue de développer son arsenal juridique afin qu’il soit conforme aux standards internationaux des Droits de l’Homme” citant par exemple la création de l’Instance nationale des Droits de l’Homme ainsi que l’initiative présidentielle de créer la Commission des Libertés Individuelles et de l’Égalité (COLIBE) à l’origine du projet de loi sur l’égalité dans l’héritage.

Yassine Bellamine

 

Il a par ailleurs affirmé qu’il existe des défis communs à la communauté internationale en matière des Droits de l’Homme auxquels la Tunisie prend également part. Parmi ces défis, la question des discriminations mais également la question de l’égalité hommes-femmes. 

“Notre pays a son legs, ses anciennes pratiques, mais il y a aujourd’hui un nouveau cadre légal. Celui-ci est très important. Il faut maintenant passer à sa mise en oeuvre” a-t-il indiqué affirmant que ce genre d’évènement contribue à la prise de conscience collective et citoyenne de l’importance de la mise en pratique de ces lois. “Une chose est certaine, nous ne reviendrons pas en arrière” a-t-il indiqué.

Yassine Bellamine

Interrogé par le HuffPost Tunisie, le président de l’Association Tunisienne des Nations-Unies, Moncef Baâti, a pour sa part affirmé que “l’essentiel du travail de l’association est la promotion des valeurs et principes qui figurent dans la charte des Nations-Unies et de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Il s’agit donc de diffuser auprès de l’opinion publique ce contenu. Maintenant, nous voulons ainsi montrer, en marge du 70ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, que la Tunisie a des acquis en la matière. Ces acquis gagneraient à être consolidés, à être favorisés par de nouvelles actions, pour élargir les perspectives des jeunes tunisiens”.

La journée s’est poursuivie avec plusieurs débats modérés par l’ancien président de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme Mokhtar Trifi et l’ancienne présidente de la Fédération internationale de la Ligue des Droits de l’Homme, Souhayr Belhassen.

Ces débats ont porté sur les thèmes ”État, religion et Droits de l’Homme” présenté par le professeur Abdelmajid Charfi, “Droits de l’Homme et radicalisation” présenté par la professeure Salsabil Klibi, “Ahd El Amen: Acte fondateur” présenté par le professeur Hedi Jalleb, “Droits de l’Homme et Mouvement national” présenté par l’ambassadeur et ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Ounaies et “Colibe: Etape finale” présentée par la doyenne Kalthoum Meziou.

Nous y reviendrons...

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