MAROC
19/09/2019 15h:27 CET | Actualisé 19/09/2019 15h:35 CET

Les détenus du Hirak dans la prison locale de Tanger 2 n'observent pas de grève de la faim, selon la DGAPR

"Ils continuent de recevoir régulièrement leurs repas".

Youssef Boudlal / Reuters
Moroccan police inspect relatives of the leaders of Morocco's Hirak protest movement as they arrive to attend the trial in Casablanca, Morocco September 12, 2017. REUTERS/Youssef Boudlal

MISE AU POINT - Suite aux informations véhiculées par les familles des détenus dans le cadre des événements d’El Hoceïma selon lesquelles Karim Amghar et Rabii Al Ablaq, détenus à la prison locale de Tanger 2, “sont en grève de la faim” et leur état de santé “est en détérioration”, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a publié une mise au point, ce jeudi. Elle y précise que ces deux détenus “n’ont pas présenté d’avis informant la direction de la prison” d’une quelconque décision d’observer une grève de la faim.  

La DGAPR tient aussi à souligner que “l’établissement pénitentiaire a programmé un suivi médical pour les deux détenus en question sauf que ces derniers ont refusé de se soumettre à la mesure des indicateurs vitaux”. Et d’estimer que ce refus empêche la direction de vérifier si les deux détenus sont effectivement en grève de la faim, précisant qu’ils “continuent de recevoir régulièrement leurs repas ainsi que la visite de leurs familles dans des conditions normales”. 

Si, pour la DGAPR, rien ne prouve l’existence d’une grève de la faim, les familles des détenus, elles, ont déclaré aux médias que Amghar entame sa “27ème  journée de grève de la faim” tandis que Ablaq serait à son 14e jour sans nourriture.  

 A propos du même sujet, l’administration de la prison locale Tanger 2 avait déjà publié un démenti le 30 août dernier qualifiant “d’infondées” les informations publiées par des sites électroniques et relayées par les réseaux sociaux selon lesquelles le détenu Karim Amghar observerait une grève de la faim.