MAROC
24/06/2019 09h:52 CET

Les Camerounaises débutent une grève après des décisions de la VAR au Mondial

Les Lionnes indomptables inspirées par le Wydad?

CAPTURE D'ÉCRAN CANAL+
À la mi-temps, les Camerounaises ont longuement protesté contre plusieurs décisions arbitrales.

FOOTBALL - Une ambiance électrique. Ce dimanche 23 juin, l’Angleterre et le Cameroun s’affrontaient en huitième de finale de la Coupe du monde féminine de football. Un match organisé au stade du Hainaut à Valenciennes, dans le nord de la France, que les Anglaises ont largement remporté (3-0), rejoignant ainsi la Norvège en quart de finale. 

Mais si le score était confortable, le scénario du match, lui, n’a pas manqué de rebondissements. Et pour cause: entre les crachats, les tacles assassins, les erreurs et les protestations, le corps arbitral n’a pas chômé. 

Après moins d’un quart d’heure de jeu, sur un centre anglais, une défenseuse camerounaise commençait par glisser le ballon à sa gardienne... qui s’en saisissait à la main. Une manœuvre évidemment interdite par les lois du jeu, que l’arbitre n’a pas hésité à sanctionner d’un coup-franc à six mètres seulement du but. Une occasion en or pour la capitaine britannique, Stephanie Houghton, qui s’est empressée de la convertir. 

Mais c’est un peu plus tard que le match s’est emballé. Juste avant la pause, alors qu’elles étaient persuadé d’avoir vu un hors-jeu (inexistant), les Camerounaises ont d’abord longuement protesté contre la décision de l’arbitre -assistée par le VAR, ce système d’arbitrage vidéo- de l’accorder aux Anglaises. Un choix qui a fait couler des larmes sur le visages de plusieurs joueuses des Lionnes indomptables, qui ont dans un premier temps refusé de reprendre le jeu

 
 

Puis à la 55e minute, une seconde intervention de l’arbitrage vidéo leur a valu de se faire refuser, pour un crampon hors-jeu, un but. Cette fois encore, la sélection camerounaise a vivement protesté. 

D’après la BBC, qui retransmettait le match, certaines joueuses et des officiels camerounais ont même accusé la Fifa de racisme à la suite de ces décisions, selon eux injustes et injustifiées. 

En fin de match, et après le troisième but des Britanniques, l’atmosphère s’est un peu plus détériorée, une joueuse camerounaise poussant violemment mais par inadvertance l’arbitre avant qu’une autre aille intimer à une Anglaise de se relever, alors même que cette dernière venait de subir une faute particulièrement violente. Un peu plus tôt, deux joueuses britanniques avaient été victimes l’une d’un crachat involontaire sur le bras, et l’autre d’un violent coup de coude non-sanctionné par l’arbitre. 

 

Un déroulé que le sélectionneur anglais, Phil Neville, a qualifié de “honteux”. Au terme de la rencontre, il a déclaré: “Ce n’était pas du football selon moi. Ce n’était pas un huitième de finale de Coupe du monde en terme de comportement. Et tout cela va être vu dans le monde entier. Des jeunes filles qui jouent partout dans le monde vont voir ce comportement, qui était tout simplement mauvais. C’est malheureux car c’est l’image du football pratiqué par les femmes qui a été envoyée au monde aujourd’hui.” 

Au terme de ce match particulièrement haché et mouvementé, ce sont donc finalement les Anglaises qui ont composté leur ticket pour le tour suivant. Elles affronteront désormais la Norvège, jeudi 27 juin au Havre, pour un quart de finale qui promet.  

Cet article a initialement été publié sur Le HuffPost France.