ALGÉRIE
08/10/2019 06h:19 CET

Les avocats ont réussi à dissuader Lakhdar Bouregaa de se lancer dans la grève de la faim

Un manifestant porte un T-shirt demandant la libération de Lakhdar Bouregaa, le 10 juillet 2019 à Alger|RYAD KRAMDI
Un manifestant porte un T-shirt demandant la libération de Lakhdar Bouregaa, le 10 juillet 2019 à Alger

Le moudjahid Lakhdar Bouregaa a bien décidé de se lancer dans une grève de la faim avec les autres détenus d’opinion mais les avocats ont réussi à le dissuader d’entreprendre une telle action périlleuse du fait de son âge et de son état de santé. 

 

La précision qui soulage aussi bien les proches du moudjahid que de nombreux Algériens a été apportée, dans la soirée d’hier, par le Comité National pour la Libération des Détenus - CNLD. Les avocats “tiennent à rassurer  la famille de Bouregaa et l’opinion publique. Lakhdar Bouregaa a effectivement décidé d’entamer une grève de la faim mais les avocats ont insisté et l’ont dissuadé de ne pas faire, surtout avec son âge 86 ans et sa maladie.”. 

Des avocats avaient indiqué dans la matinée d’hier, lors d’une conférence de presse organisée par la LADDH au siège de SOS disparus, que le moudjahid avait décidé de rejoindre le mouvement de grève de la faim mené par les détenus d’opinion. Me Nabila Smail avait indiqué que les avocats avaient tenté de dissuader les détenus d’opinion d’entrer en grève de la faim et qu’ils ont demandé à leur famille de les convaincre de renoncer mais que face à “l’escalade” des mesures prises par l’appareil judiciaire, les détenus ont estimé n’avoir pas d’autres choix que d’y recourir. 

 L’annonce au sujet de Bouregaa, dont le dossier fait l’objet, selon les avocats, de tergiversations au sein de l’appareil judiciaire, rassure. Me Nabila Smaïl avait indiqué que les avocats ont tout fait pour dissuader les détenus de recourir à la grève de la faim car le “régime  n’est pas gêné par nos morts, ce qui le gêne, c’est nos vies et nos luttes”.