ALGÉRIE
10/07/2019 11h:54 CET | Actualisé 10/07/2019 11h:58 CET

Les avocats boycottent la chambre d'accusation dans les affaires Bourregâa et les manifestants détenus (Vidéos)

Zohra Bensemra / Reuters

Les avocats ont décidé aujourd’hui , 10 juillet, de boycotter la chambre d’accusation de la cour d’Alger dans l’affaire des manifestants détenus mais aussi celle du commandant Lakhdar Bourregâa.

Selon Aouicha Bekhti, représentante du réseau national contre la répression, “la décision de maintien de tous les détenus en prison est politique et la solution ne peut être que politique.”

La chambre d’accusation avait refusé dimanche l’appel du mandat de dépôt introduit par les avocats. Un refus qui indique, selon Me Aouicha Bekhti, que “les décisions sont déjà prises à l’avance. Cela ne sert à rien de mener un débat juridiques pour des délits d’opinion”.   

Me Nourredine Benisaad, a indiqué, de son côté, au Huffpost Algérie, que les avocats ont décidé à l’unanimité de boycotter ces audiences car la mise en détention de ces personnes et les poursuites engagées contre eux n’ont “aucun fondement légal”. Le principe légal est “pas de peine sans texte”.

 

Pour Bouregâa, il est derrière les barreaux, explique Me Benissad,  “pour avoir exprimé une opinion politique”. 

Il avait précisé que plus de 200 avocats sont venus bénévolement pour se constituer dans ces affaires de libertés aussi bien pour les manifestants qui portaient le drapeau amazigh que pour l’affaire du Cdt Lakhdar Bourregâa. Constatant que “l’ambiance n’était pas à l’argumentaire juridique, ils ont décidé de boycotter ces audiences”.