MAROC
20/03/2019 16h:56 CET

Les autorités marocaines "regrettent profondément" la décision du Rapporteur spécial de l'ONU

Il a décidé d'annuler sa visite au Maroc, prévue du 20 au 26 mars.

Photo ONU/Jean-Marc Ferré
Diego García-Sayán ne viendra pas au Maroc.

POLITIQUE - “Les autorités marocaines regrettent profondément la démarche unilatérale du rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats”, qu’elles ont appris par le communiqué publié sur le site de l’ONU, rapporte la MAP. Ce 19 mars, Diego García-Sayán a annoncé qu’il n’est pas en mesure d’effectuer sa visite au Maroc en invoquant un manque de garanties. D’après la même source, il rompt ainsi avec un processus d’échanges formels et informels entamé depuis le 16 juin 2017, pour la préparation de sa visite sur invitation au Maroc.

“Les autorités marocaines ont mis en place toutes les garanties nécessaires pour la réussite de cette visite, notamment l’intégration dans le programme de la visite de toutes les villes proposées par le Rapporteur spécial, en l’enrichissant par la proposition d’autres villes et d’autres interlocuteurs, et ce afin de de lui permettre de disposer d’une vision d’ensemble sous l’angle des thématiques couvertes par son mandat sur l’ensemble du territoire national. Ce que le Rapporteur spécial a refusé d’intégrer dans son programme de visite”, ont-elle affirmé.

Elles “ont exprimé à plusieurs reprises leur disposition à procéder aux réajustements souhaités par le Rapporteur spécial, afin de lui permettre de mener à bien sa mission. Au lieu de considérer que la proposition des autorités marocaines contribue à renforcer les garanties permettant la réussite de cette visite, le Rapporteur spécial, en s’égarant du code de conduite des procédures spéciales, a estimé, indûment, que ces propositions minimisent lesdites garanties, ce que les autorités marocaines réfutent catégoriquement”, ajoute la MAP.

Après avoir regretté cette décision, les autorités marocaines ont réaffirmé “leur démarche volontariste d’ouverture, de dialogue et de coopération avec les procédures spéciales des Nations Unies”.