ALGÉRIE
16/01/2019 14h:16 CET

Les attaques d’extrémistes israéliens contre des Palestiniens ont augmenté de 300% en 2018

L’augmentation du nombre de "crimes nationalistes", a averti l’ex-chef d’état-major de l’armée israélienne, pourrait déclencher une violence intense en Cisjordanie

MENAHEM KAHANA via Getty Images

Les “crimes nationalistes”, c’est-à-dire ceux commis par des extrémistes israéliens contre des Palestiniens, pourraient déclencher une violence intense en Cisjordanie. C’est ce que redoute l’ex-chef de l’armée israélienne, Gadi Eizenkot, dans une interview accordée à la chaîne de télévision Hadashot et rapportée par The Times of Israël.

Ces “crimes nationalistes”, a reconnu Gadi Eizenkot dans une interview enregistrée avant son départ à la retraite, sont en augmentation significative. Ils sont, a-t-il ajouté, le fait d’un “petit groupe” qui “défie l’Etat et l’armée israélienne”.

Les déclarations de l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, explique The Times of Israël, interviennent quelques jours après une perquisition effectuée dans une école religieuse d’une colonie de Cisjordanie, dans le cadre d’une enquête sur la mort, en octobre 2018, d’une Palestinienne de 48 ans, tuée par de jeunes Israéliens.

 La mort toujours impunie d’Aicha Mohamed Talal Rabi

Selon ce journal, qui cite des chiffres publiés au début du mois par un autre journal israélien, Haaretz, la criminalité « nationaliste » a connu en 2018 un inquiétant bond de 300% : jusqu’à la mi-décembre 2018, les affaires d’attaques commises par des extrémistes israéliens contre des Palestiniens (agressions, actes de vandalisme, etc.) ont été estimées à 482, contre 140 en 2017.

L’enquête sur la mort d’Aicha Mohamed Talal Rabi, tuée le 12 octobre 2018 suite à un jet de pierres sur sa voiture par des jeunes habitants de la colonie israélienne de Rehelim (Cisjordanie) n’a toujours pas abouti. Cinq adolescents suspectés de ce crime ont été arrêtés en décembre 2018 mais depuis, quatre d’entre eux ont été remis en liberté avec assignation à résidence.

La lenteur des investigations sur ce “crime nationaliste” contraste violemment avec la célérité qui marque le traitement d’affaires similaires lorsque les accusés sont des Palestiniens.