02/04/2018 15h:31 CET | Actualisé 02/04/2018 15h:31 CET

Les ambitions de Dar Saada sur le segment du moyen standing

Objectif: réaliser dès 2018 le quart de son chiffre d'affaires sur ce nouveau segment.

Residences Dar Saada

IMMOBILIER - C’est une technique bien connue dans le marché boursier: quand certains indicateurs sont au rouge, mieux vaut insister sur ceux qui sont au vert, quitte à ne pas donner une vue d’ensemble de la situation. C’est l’exercice auquel vient de se prêter Résidences Dar Saada (RDS), qui a communiqué sur ses résultats pour l’année 2017.

Chiffres d’affaires et bénéfice net en baisse

Il faut dire que l’exercice a été difficile, au point en tout cas de pousser la société à émettre un profit warning le 23 février dernier pour anticiper sur une baisse de 10% sur le chiffre d’affaires. Sauf que de baisse, il n’en a point été question aujourd’hui lors de l’annonce des résultats. RDS a préféré raisonner en termes d’unités vendues, mais surtout en termes de marge nette, “en légère progression” par rapport à 2016.

Dans son communiqué, le promoteur immobilier estime ainsi à 7.217 le nombre d’unités écoulées en 2017, dont l’écrasante majorité (94%) est constituée d’unités économiques et de faible valeur immobilière temporaire pour un chiffre d’affaires de 1,86 milliard de dirhams. Soit effectivement une baisse de 10,14% comparée au 2,07 milliards de dirhams réalisés en 2016. Mais le chiffre d’affaires n’est pas le seul indicateur en berne puisque le bénéfice net, estimé à 330 millions de dirhams par RDS, a régressé de près de 30% en comparaison à l’année précédente.

RDS améliore ses délais de paiement

Pour faire oublier ces contreperformances, le promoteur casse la tirelire et consent la distribution d’un dividende en hausse de 66% par rapport à l’exercice 2016. Chaque action RDS rapportera ainsi 5,4 dirhams à son propriétaire.

Bonne nouvelle toutefois, Dar Saada a réussi à réduire son endettement et, surtout, à payer plus rapidement ses fournisseurs. Le délai de paiement moyen (hors retenues de garantie) s’établit à seulement 3,5 mois, assure la société. Une politique qui lui garantit le respect des délais et de la qualité de la part des fournisseurs. L’endettement est, quant à lui, passé de 2,6 milliards de dirhams en 2016 à 2,4 milliards en 2017, ce qui induit une amélioration du taux d’endettement net, qui s’établit à 38% en 2017, contre 41% en 2016.

Le moyen standing représentera le quart du chiffre d’affaires dès 2018

À noter que dans le cadre de son développement du segment moyen standing, Dar Saada a lancé la construction et la commercialisation de deux projets à Tamaris et au centre de Casablanca, totalisant près de 1.600 unités. C’est justement la décision de mener en propre ce dernier projet qui a poussé le promoteur à émettre le profit warning sur son chiffre d’affaires.

Par ailleurs, RDS a procédé récemment à l’acquisition d’un terrain à Dar Bouaaza de 3,7 hectares pour y développer un projet dans le moyen standing. Concentrant ses efforts sur ce nouveau segment, la société ambitionne de réaliser dès 2018 le quart de son chiffre d’affaires grâce à lui.

Également présente en Afrique, Dar Saada a lancé la première tranche d’un projet de près de 2.000 unités sur une assise foncière de près de 40 hectares en Côte d’Ivoire. La contribution au chiffre d’affaires atteindra près de 10% à partir de 2019.

Côté production, la société prévoit d’achever près de 4.600 unités tous segments confondus en 2018. Le niveau de production devrait ensuite s’établir autour de 5.500 unités en 2019 et 2020, soit un investissement d’environ 1 milliard de dirhams par an.

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