TUNISIE
14/06/2018 10h:31 CET

L'équipe de France sera la principale cible du racisme à la Coupe du monde selon cet expert russe

"On entend beaucoup dire en Russie que l'équipe de France est un symbole des travers de la société multiculturelle."

 

INTERNATIONAL - Ça aurait dû être un match amical, l’occasion pour la Russie de démontrer son ouverture au monde et son sens de l’hospitalité peu avant le début de la Coupe du monde 2018. Pourtant, ça a fini en scandale. Fin mars, l’équipe de France s’est rendue à Saint-Pétersbourg pour l’un de ses derniers matchs avant la Coupe du monde. Mais quand Pogba ou Dembélé s’emparait de la balle, les spectateurs poussaient des cris de singe.

De tels incidents inquiètent Pavel Klymenko, membre de l’organisation antiraciste Fare.

Le HuffPost allemand l’a rencontré à Moscou, dans la Maison de la Diversité, qui ouvre ce jeudi. C’est la première du genre à l’approche d’une Coupe du monde de football. L’institution est chargée de promouvoir la tolérance envers les homosexuels et les personnes de couleur en Russie. Elle bénéficie de soutiens officiels, dont celui de la FIFA.

EKATERINA BODYAGINA
La Maison de la Diversité, à Moscou, aux couleurs de la Coupe du monde.

Comme vous pouvez l’entendre dans notre vidéo ci-dessus, Klymenko affirme que l’une équipes est particulièrement dans le viseur des racistes en Russie. Et c’est les Bleus. “C’est avant tout l’équipe de France qui est concernée, en raison de sa diversité. On entend beaucoup dire en Russie que l’équipe de France est un symbole des travers de la société multiculturelle. Pour certains Russes, les joueurs noirs de l’équipe ne sont pas assez ‘français’.”

Fare enverra trois observateurs à chaque match pour constater (et si possible empêcher) les incidents racistes, et les signaler à la FIFA pendant le match lui-même.

Des peaux de banane dans les buts

 

En Russie, les joueurs de couleur ont souvent été la cible d’insultes racistes de la part des fans, qui vont jusqu’à jeter des peaux de banane dans les buts quand un joueur de couleur s’y tient.

Même la FIFA n’exclut pas que le public puisse se livrer à des actes racistes. “Bien sûr qu’il y a des risques”, a déclaré Gianni Infantino, le président de la FIFA, au tabloïd suisse Blick. “Le combat contre le racisme représente un gigantesque défi.”

Traduit de l’allemand par Ute et A. Becker pour Fast for Word.

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