ALGÉRIE
15/01/2019 18h:07 CET | Actualisé 15/01/2019 18h:35 CET

L'épouse du général Toufik enterrée dans la discrétion à Oran sans présence d'officiels

L'épouse du général de corps d'armée Toufik, ex patron du Drs a été enterrée dans la discrétion à Oran, sans présence d'officiels. L'ancien responsable des services n'était pas visible au cimetière

HuffPost Algérie

Annoncé présent pour l’enterrement de sa seconde épouse, décédée en France à la suite d’une longue maladie, personne n’aurait pu dire si l’ancien homme fort du renseignement algérien était au cimetière de Aïn El Baïda d’Oran.

La dépouille mortelle est arrivée en début d’après-midi par un vol d’Air Algérie en provenance de Paris et le convoi funéraire a fait son apparition vers 15h20 au carré des Martyrs du cimetière où s’est déroulée la prière du mort.

Malgré le statut de l’ex patron du DRS, Mohamed Lamine Médiène, alias Toufik, aucune autorité civile ou militaire, locale ou nationale n’était visible sur place, n’étais-ce la présence de l’ex-coordinateur du bureau politique du FLN, Abderrahmane Belayat et des gens d’Oran et de Saïda, proches parents de la défunte.

Si des instructions ont été apparemment données pour préparer et faciliter l’enterrement avec un emplacement de la tombe réservé dans un espace où sont enterrées des figures notables d’Oran, aucun signe d’une quelconque présence officielle n’était palpable. Ni policiers en tenue, ni cortège officiel n’ont accompagné le cercueil de la défunte et l’atmosphère était juste étrange puisqu’on savait, en amont, qu’aucune personnalité politique ou autre ne serait présente.

Cette absence, à priori attendue et supputée, tend à confirmer l’exclusion de l’ex général major du jeu politique actuel et la perte de son influence qu’on dit préservée malgré sa mise à l’écart.

L’homme ne serait plus actuellement fréquentable d’où cette désaffection officielle. Sur place, par contre, on remarquait une présence en force d’agents du renseignements dont un des éléments a même interdit aux quelques journalistes présents de couvrir l’enterrement.

Pour ceux qui voulaient voir le général de corps d’armée Toufik, ils ont dû être déçus puisqu’il n’était visible ni au moment de la prière ni à celui de la mise en terre de la défunte. S’il était là, il n’aurait pu être qu’assis dans une Volkswagen Berline aux vitres teintées, loin de la foule, comme l’ont soupçonné quelques curieux sur place.

Vers 16h, les gens se sont dispersés se demandant toujours si le général de corps d’arméeToufik était présent au cimetière d’Oran.