ALGÉRIE
08/09/2018 13h:57 CET

L'enquête sur le décès d’une jeune femme suite à une piqure de scorpion à Ouargla achevée

reisegraf via Getty Images

L’enquête à Ouargla sur les circonstances du décès de Aïcha Aouisset, jeune femme universitaire, suite à une piqûre de scorpion, a été achevée, a appris l’APS samedi auprès des responsables du secteur de la santé. 

Les résultats des investigations n’ont toutefois pas encore été dévoilées. Composée de deux inspecteurs centraux du ministère de tutelle, la commission  chargée de l’enquête “présentera un rapport détaillé sur cette affaire au ministre de la Santé”, a indiqué le directeur de la santé par intérim, Djamel Mâameri.

Arrivée mercredi dernier à Ouargla, la commission a rencontré durant sa mission les parties concernées dont les praticiens de l’établissement public hospitalier (EPH-Mohamed Boudiaf d’Ouargla) qui ont été chargés du suivi médical de la victime, ainsi que des membres de sa famille, a-t-il ajouté.

La commission ministérielle a saisi cette opportunité “pour inspecter les différents services de l’EPH-Mohamed Boudiaf, et de s’enquérir aussi des conditions de la prise en charge des patients au niveau de cette structure de santé”, affirme la même source.

Aicha Aouissat (enseignante universitaire) a été victime fin août dernier d’envenimation de scorption à son domicile à Ouargla.

Elle a été admise à l’EPH-Mohamed Boudiaf où elle a été hospitalisée et mise sous contrôle médical durant plus d’une semaine, avant de rendre l’âme du fait de complications de son état de santé.

Le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, avait rejeté les critiques visant l’hôpital de Ouargla, suscitant la polémique en tentant de justifier son décès.

Ses propos ont d’ailleurs poussé des habitants de la ville de Ouargla à tenir  jeudi 06 septembre un sit-in, pour dénoncer ses propos et exiger une amélioration la situation sanitaire dans la région.

Un enfant de 5 ans est également décédé vendredi 07 septembre dans le même établissement de santé suite à une piqûre de scorpion. C’est la deuxième victime en moins d’une semaine dans la ville d’Ouargla.