TUNISIE
21/01/2019 13h:42 CET | Actualisé 21/01/2019 13h:49 CET

L’émotion de Naomi Campbell à l’inauguration de la plaque commémorative parisienne d’Azzedine Alaïa

La panthère brune cachait ses larmes derrière ses lunettes noires à l évocation de celui qu’elle appelait "daddy".

Florence Julienne

HOMMAGE - Ce dimanche 20 janvier 2019, la ville de Paris faisait honneur au couturier, décédé le 18 novembre 2017, en lui offrant une plaque commémorative, juste au-dessus du porche de sa fondation parisienne, au 18 rue de la Verrerie, dans le 4e arrondissement.

Florence Julienne

 

Dans cette petite rue du Marais, la foule était dense pour participer à cet évènement poignant. Si Azzedine Alaïa nous a quittés, sa personnalité hors norme et son travail en tant que couturier sont plus que jamais d’actualité, notamment à travers sa Fondation, une à Paris, une autre à Sidi Bou Saïd, qui accueille des expositions et fait perdurer son œuvre.

 

Après le discours d’Ariel Weil, maire du 4e, celui de Cristoph von Weyhe, compagnon et cofondateur de la Maison Alaïa et de l’Association Azzedine Alaïa, racontant leur parcours dans ces lieux, depuis juin 1990, était si poignant que toutes les personnes présentes retenaient leurs larmes… toutes sauf une. Le désarroi palpable de la liane brune était le plus intense reflet de la tristesse que nous éprouvons tous face à la disparition, survenue bien trop tôt, d’un si grand monsieur de la mode… internationale.

Florence Julienne

 

Car Azzedine Alaïa n’était pas un “couturier français”, comme on peut le découvrir, avec surprise, sur la plaque. D’une part, il avait la double nationalité franco-tunisienne et avait puisé, dans cet héritage naturel, une majeure partie de son esthétique et de son savoir-faire. Il repose d’ailleurs en paix dans le cimetière de Sidi Bou Saïd, devant le bleu immense de la Méditerranée. D’autre part, bien qu’installé en France, c’était un affranchi de tous systèmes ou frontières de mode. En tant qu’artiste, il était authentique, indémodable et libre. Azzedine, we miss you.

Florence Julienne

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