MAROC
11/02/2019 11h:33 CET

En France, l'émission "Sept à huit" partage de nouveaux témoignages accablant Saad Lamjarred

Plusieurs femmes accusent de nouveau le chanteur de viol.

Instagram/Saad Lamjarred

SAAD LAMJARRED - De nouveaux témoignages accablants. Dimanche l’émission d’investigation de TF1, “Sept à huit” a diffusé un reportage sur “l’affaire Saad Lamjarred”. En plus d’évoquer les agressions présumées de Laura Prioul et de la victime de Saint Tropez, “Sept à huit” a également mis en lumière plusieurs cas similaires de femmes accusant le chanteur de viol.

Des victimes connues... 

Si la saisonnière de Saint-Tropez refuse toujours de s’exprimer sur cette affaire dans les médias, les journalistes de”Sept à huit” ont reçu par mail le témoignage d’une femme affirmant l’avoir croisée après l’agression sexuelle présumée, la nuit du 27 août 2018.

Dans une lettre, ce témoin dit être “convaincue que la jeune femme a été victime d’une agression” et affirme avoir “vu une femme en fin de nuit qui semblait tremblante, anéantie, ne pouvant pas s’exprimer clairement (...) pour moi, il ne s’agissait pas juste de quelqu’un qui avait passé une mauvaise soirée ou regrette son geste”.

Une autre des victimes présumées de Saad Lamjarred, Laura Prioul, a elle acceptée de répondre aux questions de l’émission. Alors qu’elle évoque les messages d’insulte qu’elle a reçu après la publication d’une vidéo dans laquelle elle donne sa version de l’affaire, elle parle également des témoignages reçus, venant de femmes déclarant elles aussi avoir été victimes du chanteur marocain.

... et de nouveaux témoignages

Laura Prioul a notamment partagé le témoignage de deux victimes présumées, une Marocain et une Algérienne. La première, rapporte “Sept à huit”, affirme avoir été violée en 2015 “dans un hôtel de Marrakech”. La seconde déclare avoir été agressée à Paris en octobre 2017, chez un ami du chanteur. Une des victimes présumées dit avoir perdu sa virginité durant ce viol.

Une seconde déclare elle avoir tenté de porter plainte à la police marocaine qui, selon ses dires, aurait ensuite contacté son père pour le menacer, malgré un certificat médical. 

“Sept à huit” a également obtenu un témoignage d’une autre victime présumée. Une jeune marocaine renommée Sara par l’émission, qui dit l’avoir “rencontré en soirée” à Casablanca, en avril 2015. Ce dernier l’aurait violé à trois reprises. 

Au cours de son entretien, Sara donne le même descriptif de son agression que pour Laura Prioul, celui d’un Saad Lamjarred qui devient subitement violent avant de redevenir “doux et attentionné”. Elle dit avoir reçu plusieurs coups, notamment au visage.

Après l’agression, Sara aurait tenté de porter plainte contre le chanteur mais se serait retrouvée devant un policier récalcitrant, qui lui demande si elle était “vierge” avant le viol présumé. Cette dernière affirme ainsi que les policiers n’ont pas pris sa plainte, aucun avocat n’a voulu la défendre et, à l’hôpital, aucun gynécologue n’a accepté de l’ausculter. 

Pression et offres pécuniaire

Une dernière femme, franco-marocaine, a elle porté plainte contre le chanteur, en France, en novembre 2016, quelques semaines après le viol présumé de Laura Prioul.

La jeune femme, dont le viol aurait été commis à Casablanca en 2015, la retire sous la pression de sa famille qui craint “le scandale”: “Il faut que tu retires ta plainte, continue de la fermer”, lui demande un de ses parents, “contrairement à sa victime parisienne, toi tu es aussi Marocaine et tu es la seule responsable de ce qu’il t’est arrivé”. La mère de la jeune fille aurait ensuite exigé que sa fille retirer sa plainte, “sinon c’est la dernière fois qu’on se parle”. 

“Sept à huit” révèle notamment, qu’à l’instar de Laura Prioul, qui se serait vue offrir des centaines de milliers d’euros, notamment par “des Saoudiens” pour “laisser Saad tranquille”, la victime présumée de Saint Tropez aurait reçu un message dans lequel une personne lui propose 200.000 euros pour retirer sa plainte. Un message dont l’existence est confirmée par l’avocat du chanteur, Jean-Marc Fédida, qui affirme qu’il est “parfaitement contestable” et qu’il ne vient pas de l’entourage de Saad Lamjarred. 

Contacté par l’émission, Saad Lamjarred n’a pas souhaité témoigner mais conteste toutefois toute accusation de viol le visant, affirmant à l’émission que les relations avec Laura Prioul et la saisonnière de Saint Tropez étaient consenties. Le chanteur reste poursuivi pour les viols présumés de Laura Prioul, la saisonnière de Saint Tropez et celui de la jeune franco-marocaine, qui a retiré sa plainte, conclut “Sept à huit”.

Si l’émission évoque la campagne de boycott de radio marocaine lancée par le collectif #Masaktach”, exigeant des radios de retirer les titres du chanteur de leurs ondes, de nombreuses radios, à l’instar de Chada FM ou Hit Radio, continuent de diffuser les chansons de Saad Lamjarred.